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    Luberon

    Village de Roussillon

    Une concentration impressionnante de jolis villages perchés caractérise le Luberon, cette très belle région naturelle du Vaucluse. Parmi ces derniers, Roussillon demeure l'un des plus réputés : il est bien souvent cité p…

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    Geolocalisation


    Description

    Une concentration impressionnante de jolis villages perchés caractérise le Luberon, cette très belle région naturelle du Vaucluse. Parmi ces derniers, Roussillon demeure l’un des plus réputés : il est bien souvent cité parmi les plus beaux village de Provence, mais aussi de France ! Ce qui fait toute la différence à Roussillon, ce sont les couleurs : le village est entièrement revêtu d’une teinte ocre, qui, au fil de la journée et de la lumière, adopte une large palettes de tons. Se balader dans Roussillon est alors une expérience différente, le matin, à midi ou toute fin de journée. Ruelles, places animées de terrasses, jolies maisons, le charme provençal de Roussillon se vit au hasard de ses pérégrinations dans le village… A ne pas manquer, le Castrum, au sommet de Roussillon : cet ancien château a laissé place depuis à une agréable terrasse, offrant un panorama imprenable sur le Luberon et les Monts du Vaucluse. Un must ! Outre les bistrots et les cafés, Roussillon abrite des boutiques d’artisanat et quelques galeries d’art. Ce village, comme tant d’autres dans le Luberon, a attiré les artistes : Jean Cocteau, Buffet ou Ambrogiani se sont laissés charmer à leur tour. L’ocre est partie intégrante de Roussillon, qui trône sur l’un des plus grands gisements au monde. Attraction touristique majeure du village, le Sentier des Ocres se situe à deux pas : jolie balade dans un décor peu commun, celui d’une carrière d’ocre reconvertie en circuit aménagé, ce chemin permet en outre de tout comprendre sur la formation et l’utilisation de cet argile. Le Conservatoire des Ocres et de la couleur constitue le parfait complément de la visite. Hôtels, chambres d’hôtes, gîtes ruraux… une offre d’hébergement conséquente, due à une importante fréquentation touristique, permet de séjourner facilement à Roussillon, pour une étape comme pour des vacances. Outre les plaisirs du village, un séjour à Roussillon permet de découvrir les nombreux produits du terroir local, fruits confits, huile d’olive, la truffe, les vins du Luberon, lalavande et les herbes aromatiques… Escalade, accrobranche, VTT ou montgolfière pour les amateurs de sensation, randonnée à pied, à vélo ou à cheval pour les plus contemplatifs, les activités ne manquent pas et mettent souvent à l’honneur le plein air.

    Les bois de pins n’arrivent pas à dissimuler le sol autour de Roussillon. A des kilomètres à la ronde, la terre est pétrie d’oxydes avec toutes les nuances de I’écarlate. Parfois un vert arsenic trace un filon mêlé de citronnelle et de filaments blancs. Parfois le carmin s’adoucit, rencontre des jaunes éblouissants et d’impressionnantes carrières ou au contraire se fonce et s’obscurcit jusqu’à montrer des falaises presque noires, déchiquetées par l’érosion qui vient du ciel et qui semble avoir jailli d’un volcan.
    Roussillon c’est le chant du monde des teintes et des couleurs. Dans son sable soyeux où la moindre larme laisse sa marque, les longues traînées de sang racontent une histoire d’amour.
    Jadis, dit la légende, vivait dans le château un seigneur brutal qui n’aimait que la chasse. Pour son plaisir il partait tôt le matin délaissant son épouse, Sirmonde, jeune et belle. Vint un troubadour, noble et beau, qui chantait pour consoler la châtelaine. Guillaume de Cabestang et Sirmonde furent bientôt en grand amour l’un de l’autre. Mais le seigneur s’en aperçut et, un jour, il emmène Guillaume à la chasse. Loin dans la forêt il tue le poète et le soir donne son coeur au cuisinier. Celui-ci prépare un plat succulent, le sert à la dame qui s’en délecte. Elle s’étonne enfin de l’absence du troubadour et son mari lui répond qu’elle vient de manger le coeur de son amant. Alors, folle de douleur, Sirmonde s’échappe, court sur la terrasse et se jette dans le vide. Aujourd’hui les falaises gardent la couleur du sang de la dame de Roussillon.
    On a trouvé dans les ocres des stèles dédiées au dieu gaulois Abianus, datant d’avant l’occupation romaine. Sans doute y eut-il sur la colline un poste de légionnaires. Puis au Moyen Age, les d’Agoult sont seigneurs de Roussillon et conservent le fief jusqu’en 1552. Il y a déjà longtemps que les religieuses de l’abbaye SainteCroix ont fui cet endroit isolé pour se réfugier à Apt. Le fief, de vente en héritage passa aux Fauque de Jonquières, puis à Claude François de Rome avant qu’à la Révolution, Etienne et Maurice Pierre de l’Isle ne l’achètent pour 120.000 livres.
    C’est à la fin du XVIIIme siècle que les ocres employées jusqu’alors dans les environs, commencent à être réellement exploitées. Jean Etienne Astier ouvre des carrières, traite les bancs de minerai, charge des convois de mules et va vendre sa marchandise à Marseille. Dès lors l’impulsion était donnée et durant cent cinquante ans, la production d’ocres ira en s’intensifiant. L’apogée de l’extraction fut atteinte en 1914, puisque plus de deux cents ouvriers produisaient 36.500 tonnes d’ocre.
    Depuis, la découverte des colorants chimiques a peu à peu paralysé l’industrie minière des ocres.
    Roussillon a trouvé une autre dimension. Les peintres ont été les premiers à découvrir la richesse colorée du site, qui fut classé dès 1943. Très vite les cinéastes se sont emparés de ce décor naturel, unique en Europe, et ont fait connaître les infinies variétés d’une terre qui n’est pas paysanne, mais qui reste légère pour être à l’aise dans les doigts des poètes.
    On marche dans les ocres et leur poussière flotte autour de soi ; on marche dans les bruyères, et le regard accroche l’éclat d’une parcelle de mica qui dénonce la rose des sables.
    Vers l’année 1950, un professeur américain et sa famille s’est installé à Roussillon. Pendant une année entière il a vécu avec les villageois, envoyant ses fils à l’école communale et jouant aux boules le soir sur la place avec le boulanger et le garde champêtre.
    D’autres années ont passé, puis un livre a paru, traduit de l’américain. L’ouvrage parlait de la vie dans un village de Provence qui s’appelait Peyranne écrivait l’auteur, mais sur la couverture une photographie montrait le clocher de Roussillon avec son campanile si reconnaissable. Et dans ce livre, toute la vie des gens de Roussillon est écrite, jour après jour, pendant toute une année. Chacun a reconnu sa maison, son mobilier, les défauts de sa femme et les qualités de son mari, ou le contraire…
    L’américain si gentil était en fait professeur à Harvard et avait étudié les conditions d’existence d’un village provençal. Certes il y eut des remous dans Roussillon, car nombreux furent ceux qui ne virent pas dans l’ouvrage un traité de civilisation rurale, mais des détails trop précis sur leur vie privée, par exemple, que le corbillard communal servait aux ébats de roussillonnais bien vivants. Puis avec le temps les murmures s’apaisèrent et aujourd’hui on trouve que Peyranne aussi est un bien joli nom.
    L’abbaye de Sainte-Croix fut fondée par Cécile de Simiane grâce à une donation de l’Abbé de Saint-André de Villeneuve en 1234, près de Roussillon. Mais la vie de la maison conventuelle fut courte puisqu’en 1361, les bandes de Tuschins s’en emparèrent et détruisirent les bâtiments. Les moniales bénéficièrent de l’aide du Cardinal Anglic Grimoard, frère d’Urbain V, qui leur fit construire une église et une maison à Apt en 1372.
    Maire de Roussillon en 1794, Joseph Ripert fut accusé d’avoir comploté contre la république. Il fut guillotiné à Orange à l’âge de 71 ans en même temps que son frère Alexis.
    La colline de Perréal et le Paleotherium
    La colline de Perréal est connue des géologues du monde entier. C’est qu’elle offre un exemple remarquable d’inversion totale de son relief par rapport à la structure. La double faille qui attire ainsi l’attention des spécialistes se présente sous la forme d’une colline de 474 mètres de haut alors qu’on s’attendrait à voir une dépression. Le gypse fibreux et les roses des vents se trouvent encore, lorsqu’on gratte le sol. Et dans la couche de lignite subsiste le plus important gisement mondial de fossiles de l’espèce Paleotherium.
    Le Paleotherium est un animal qui vivait il y a cinquante millions d’années et ressemblait à un tapir avec trois doigts par patte. On sait que le célèbre savant Cuvier à partir d’un fémur de cet animal découvert dans les gypses de Montmartre à Paris, réussit à reconstituer entièrement son squelette. Or, dans les couches de Perréal, on a découvert des squelettes entiers qui ont révélé que l’étude de Cuvier était conforme à la réalité. Le très riche gisement a été exploité au siècle dernier comme carrière à engrais, puis les musées du monde entier sont venus s’y approvisionner en fossiles de Paleotherium Magnum, Crassum ou Intermedius. Actuellement il est dangereux de pénétrer dans les galeries creusées dans la colline, non entretenues depuis plusieurs décades, elles risquent de s’ébouler.
    Pour garder les troupeaux de porcs des habitants de Saint-Saturnin en 1432, les syndics du village engagent deux frères qui seront chargés d’emmener les bêtes paître dans les garrigues de Croagnes et de Villars. Ils sont tenus d’avoir un bon chien nourri à leurs frais. Si jamais les loups tuent un animal, ils doivent montrer la marque de l’attaque, sinon ils devront payer la bête. Lorsqu’une femelle est sur le point de mettre bas, ils doivent également avertir le propriétaire.
    Villars, petite commune à quelques kilomètres d’Apt a pour particularité d’avoir été érigée en duché en 1627 par Louis XIII en faveur de Georges de Brancas, puis en pairie de France en 1652, enfin en duché-pairie pour Louis Antoine de Brancas, duc de Villars en 1716. C’est le seul duché-pairie de Provence.
    Le Jeu du Borgne
    Le Jeu du Borgne se pratiquait à Rustrel le 8 septembre de chaque année. A l’extrémité d’une allée de branchages, le joueur, les yeux bandés, devait aller toucher à l’aide d’un bâton le sommet d’un piquet. Le vainqueur, celui qui ne sortait pas du passage, gagnait une paire de poulets.
    Le Colorado Provençal de Rustrel
    Le Colorado Provençal est une vallée des merveilles qui court au pied de Rustrel. On lui a donné ce nom par analogie avec le grand canyon américain, mais ici la multiplicité des couleurs, la finesse des sables siliceux et des argiles colorés par les oxydes de fer ont rendu le paysage chatoyant et bariolé de jaune, de blanc, de rouge et de pourpre. Des sentiers balisés permettent d’y faire d’extraordinaires promenades.
    Visite de Saint-Saturnin
    Venant d’Apt, on aborde Saint-Saturnin par une suite de courbes bordées d’amandiers. La route qui descend de Sault parvient directement dans la rue de la République où de belles portes agrémentent les façades. En haut du village actuel, une placette est à l’entrée de l’église Saint-Etienne rebâtie en 1860 sur l’emplacement d’un édifice roman qui recouvrait une crypte. On remarque à l’intérieur du bâtiment moderne un retable datant de la fin du XVme siècle qui décore l’abside du choeur ainsi que, dans le collatéral droit, une vierge du XIIme siècle fort belle. Mais c’est de son carillon à neuf cloches « aussi beau que le plus beau d’Avignon » que s’enorgueillissent les Saint-Saturninois.
    A quelques pas de l’église, les restes des anciennes enceintes du village fortifié attendent une visite. On passe sous les vestiges d’une porte de la quatrième génération des murailles. Le premier castrum du XIme siècle était entouré de remparts juchés sur la falaise ; puis une deuxième enceinte fut édifiée entre 1275 et 1300 ; à partir de 1340 il fallut agrandir encore les murs et descendre de l’escarpement ; enfin de 1455 à 1510 les murs encore debout s’élevèrent pour délimiter la nouvelle ville. Il subsiste au sud le portail Liguier et à l’est la porte de Rome de ces remparts. Mais que l’on monte sur le rocher d’un côté ou de l’autre, on trouve le même mur bâtit en arête de poisson. Sur le versant nord, un barrage conserve des eaux au-dessus du village, et sur ce morceau de garrigue dominant la plaine d’Apt, la chapelle du Calvaire rappelle qu’elle fut construite sur l’emplacement de l’ancienne demeure seigneuriale. Des parties romanes : contreforts, clocheton et meurtrières n’ont pas disparu malgré les transformations du XVIIIme siècle.
    C’est dans cet édifice que Rose Tamisier vit ou fit couler le sang des plaies du Christ peint sur le retable au-dessus de l’autel. Mais depuis, un siècle a passé sur les remous du « miracle » et peu de gens savent qu’il se produisit un tel événement sous le second empire. Le jardinet sauvage qui précède la chapelle ajoute son charme à l’édifice toujours fermé.
    Une inscription du XIme siècle figure à l’intérieur de la chapelle du Calvaire sur le pourtour de l’abside. Elle rappelle la consécration à saint Saturnin de l’édifice, faite par l’archevêque d’Arles, Raimbaut, et les évêques de Sénés (Hughes), et d’Apt (Alphant), sans doute entre 1048 et 1056 puisque ces trois prélats occupaient alors ces sièges épiscopaux.
    Saint-Saturnin d’Apt est environné de chapelles. A l’intérieur du village l’ancienne chapelle des Pénitents Blancs est aujourd’hui en ruines ; mais on trouve aussi la chapelle Saint-Roch élevée lors de la peste de 1720 ; Sainte-Radegonde, récemment restaurée, est juchée au sommet de la colline de Perréal ; au quartier d’Agnane, le prieuré Saint-Pierre a été transformé en grange ; la chapelle Saint-Maurin, qui dépendait de l’abbaye Saint-Eusèbe à Saignon, fut donnée aux Templiers en 1176 ; le lieu sert aujourd’hui de remise. Enfin, la chapelle Sainte-Madeleine de Croagnes a été détruite lors des guerres de religion, rebâtie puis remaniée ; elle a perdu aujourd’hui tout caractère.
    De novembre 1850 à février 1851, le miracle de Saint-Saturnin a fait le bonheur de milliers de curieux, pour ne pas dire de pèlerins. On constata à plusieurs reprises que du sang coulait des plaies du Christ peint sur le retable qui décore l’abside de la chapelle du Calvaire au sommet de la colline. Tandis que la scène de la descente de Croix saignait, la cloche sonnait toute seule. On s’aperçut bientôt que le phénomène se produisait lorsque dans le village résidait une jeune fille originaire de Saignon, village proche, appelée Rose Tamisier. Monseigneur Dubelay archevêque d’Avignon, nullement convaincu par les manifestations du « miracle », ordonna une enquête ecclésiastique qui conclut à la supercherie. Elle fut suivie d’une enquête civile qui, après avoir laissé végéter Rose Tamisier six mois en prison, la fit juger par le tribunal de Carpentras. Celui-ci se déclara incompétent. Mais pour éviter que l’affaire n’aille en cour d’assises où la ferveur populaire l’eut sûrement innocentée, la justice la fit juger par le tribunal de Nîmes qui la condamna. Libérée après vingt mois de prison, Rose Tamisier retourna dans son village natal où elle mourut après avoir passé sa vie à broder des nappes d’autel. Maître Maurice Garçon et Jérôme Guérin ont chacun consacré un ouvrage au miracle de Saint-Saturnin.


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