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    Luberon

    Village de Murs

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    Description

    Sur les plateaux de Vaucluse, dans un paysage de landes, le village de Murs montre ses arbres centenaires à de nombreux visiteurs.
    Le nom de Murs vient certainement du latin muros, les murailles. Relais important sur la route entre Apt et Carpentras, le village sera partagé durant toute son histoire entre les deux plaines du Calavon et du Comtat. Déjà au VIme siècle il dépend des évêques de Carpentras.
    Des tombes sarrasines trouvées lors de travaux permettent de penser qu’il y eut un assaut de bandes musulmanes au IXme siècle. En 1209, lorsque prend fin la suzeraineté des comtes de Toulouse sur la Provence, Murs sera soutenue dans chacun des conflits avec l’évêque de Carpentras par la communauté d’Apt. Ce seront les seigneurs d’Agoult qui prendront la relève dans ces chicanes, puisque évêque et comte de Sault seront copropriétaires du domaine.
    Raymond d’Agoult est sénéchal de Provence lors du voyage de la Reine Jeanne en Avignon ; il cède la charge à son fils Foulque en 1353. En 1426 les d’Agoult font donation de Murs à Pons d’Astouaud, dont la famille gardera la charge jusqu’à la mort de son dernier membre pendant la révolution.
    En 1499, Jean 1er d’Astouaud épouse Léone de Pontevès. De leur union naît un fils, François, qui épouse Catherine de Grillet Brissac, des Taillades, qui a une soeur, Jeanne, bientôt mariée à Louis des Balbes de Berton descendant d’une famille piémontaise installée en Avignon.
    C’est de ce dernier mariage que va naître le 5 mars 1543, celui qu’on appellera le Brave Crillon.
    Deux ans plus tard, ce sont les massacres du Luberon. Murs a des grottes connues des vaudois ; des femmes et des enfants se terrent dans la grotte de Barigoule, mais poursuivis par les catholiques, ils sont asphyxiés par un feu allumé à l’entrée du trou.
    Mais les gens de Murs sont réformés et participent désormais à la plupart des actions menées par les protestants contre les catholiques. En 1560, ils participent à la prise de Malaucène ; trois ans plus tard, ils s’attaquent à Carpentras ; en 1570 c’est le sac de Mormoiron, puis en 1574, ils prennent Joucas. Enfin, en 1577, ils assiègent dans son propre château, leur seigneur, Aymar d’Astouaud dont la famille est restée catholique.
    Mais les guerres de religion finissent par s’apaiser et à Murs on nomme comme curé un chanoine de Carpentras, qui va procéder à une série de conversions entre 1640 et 1650. Paul d’Andrée décrit Murs à son arrivée « comme désolée par l’hérésie qui en avait fait sa forteresse », « l’église est délabrée, il n’y a point de catholiques, mais de nombreux huguenots, surpris de l’exemple d’une vie simple et austère que leur donnait le prieur. » La peste de 1720 dévaste toute la Provence. Les notables et le lieutenant général du Dauphiné se réunissent à Mazan pour arrêter les dispositions propres à faire obstacle au fléau. L’assemblée décide de construire le « Mur de la peste » afin de se protéger contre la Provence. Dans la montagne un mur de pierres sèches haut de six pieds est élevé ; dans la plaine c’est un fossé qui est creusé. De distance en distance, des soldats montent la garde pour s’opposer aux passages clandestins. Il reste des vestiges de ce mur au-dessus de Murs.
    Lorsqu’éclate la révolution, les mursois sont en procès avec Pierre Antoine d’Astouaud au sujet d’un bornage. Conseillé par ses serviteurs, Pierre Antoine décide, en juillet 1789, de quitter clandestinement Murs et d’aller habiter à Carpentras. Mais en ville, il est reconnu et jeté en prison. Il y restera cinq ans et mourra dans sa cellule le 18 septembre 1794. Le dernier seigneur de Murs était le dernier descendant des d’Astouaud.
    Lorsqu’on se promène dans Murs, on longe les murs du château construit aux XVme et XVIme siècles, mais tellement restauré au siècle dernier, qu’il ne fait plus qu’illusion avec ses tours crénelées.
    A côté de l’église romane, qui contient une très belle croix de procession, se trouve la maison où est né le Brave Crillon. Aujourd’hui, elle est transformée en musée lapidaire et archéologique.
    Si le site de taille du silex est bien connu à Murs pour la préhistoire, on sait moins que l’industrie du silex continua jusqu’au XVIII° siècle à Murs. On a conservé le souvenir de ce fabriquant de pierres à fusil, le « peyrardier » (tailleur de silex) Rabellin qui produisait 2.000 pierres par semaine.
    Pends-toi, brave Crillon
    La famille Balbes de Berton est d’origine piémontaise, installée au XIVme siècle en Avignon, elle achète la seigneurie de Crillon aux d’Astouaud au XVIme.
    Louis, né le 5 mars 1543, devient tout jeune chevalier de l’ordre de Malte. Son existence sera très tôt celle des champs de bataille. Il participe aux sièges de Calais, Rouen, Dreux, Jarnac, Poitiers, Saint-Jean d’Angély. Puis, en tant que chevalier de Malte, il est sur les galères commandées par don Juan d’Autriche à la bataille de Lépante. Son comportement dans le combat est d’une si grande bravoure qu’il est chargé d’aller annoncer la victoire au pape Pie V. Ensuite, c’est le siège de la Rochelle. Puis il suit le Duc d’Anjou qui prend la couronne de Pologne ; mais il est bientôt de retour avec son souverain qui devient roi de France sous le nom d’Henri III. En remerciement, celui-ci le nomme Gouverneur du Boulonnais.
    1580, Crillon est lieutenant général de l’infanterie et à la mort d’Henri III, il se rallie au prétendant futur Henri IV. Avec lui, il combat à Ivry et fait le siège de Paris. Puis il commande l’armée de Savoie, prend l’Ecluse, Chambéry, Montmélian. Couvert de gloire Crillon, que Brantôme décrit comme « couturé de toutes parts d’une infinité de blessures, chargé d’ans et d’honneurs » se retire en Avignon. Henri IV l’appelle le « premier capitaine du monde ».
    Le roi au panache blanc lui a écrit une lettre célèbre : le 20 septembre 1596, alors qu’il est au camp d’Amiens, le roi envoie ce message : « Brave Crillon, pendez-vous de n’avoir été ici près de moi lundi dernier, à la plus belle occasion qui se soit jamais vue et qui peut être se verra jamais… ». Il faut noter que le roi ne conseille pas à son fidèle serviteur de se suicider, mais de regretter son absence, de se repentir.
    En 1609, Henri IV lui adresse une autre missive : « Brave Crillon, vous aimant comme je le fais, je serai bien aise si votre santé permettait que vous fissiez encore un tour par deça pour y voir votre maître qui vous aime comme vous le sauriez désirer… »
    Le 11 décembre 1615, Crillon rendait l’âme en Avignon. Une statue monumentale le montre debout en pleine gloire, et avec ce panache dont il abusait parfois, sur la place du Palais des Papes d’Avignon.


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