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    Luberon

    Village de Lourmarin

    Dans le département du Vaucluse, la grande spécialité du Parc naturel régional du Luberon sont les villages de charme. Lourmarin ne fait pas exception à la règle, il figure même parmi les villages les plus populaires, au…

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    Adresse

    Ville

    Lourmarin

    Geolocalisation


    Description

    Dans le département du Vaucluse, la grande spécialité du Parc naturel régional du Luberon sont les villages de charme. Lourmarin ne fait pas exception à la règle, il figure même parmi les villages les plus populaires, au point d’être considéré comme l’un des plus beaux de France. Comptant autour de 1000 habitants, l’ambiance à Lourmarin est paisible, mais les terrasses de café savent s’animent régulièrement. Le village se situe à la frontière entre petit et grand Luberon, à une dizaine de kilomètres au sud de Bonnieux. On traverse un splendide paysage méditerranéen avant d’atteindre le village, composé de vignes et d’oliviers. Une mise en appétit avant d’arriver à destination : Lourmarin joue sans ambages la carte du charme à la provençale, et le moins que l’on puisse dire, c’est que le charme agit. Des ruelles étroites, de belles façades de maisons anciennes, des restaurations menées avec soin, des fleurs, des petites places où l’on goûte un peu d’ombre, les tons chauds, les accents, les senteurs : flâner à travers le village, à différentes heures du jour, est déjà en soi une activité aussi plaisante que prenante. On ne cessera de vous le rappeler, les charmes de Lourmarin ont agit fortement sur deux grands écrivains, fierté du village : Henri Bosco, qui décrivait Lourmarin comme le plus beau village du Luberon, ainsi qu’Albert Camus, qui vécut au village. Le prix Nobel de littérature est d’ailleurs enterré au cimetière de Lourmarin. Mais il reste encore à découvrir une grande attraction touristique de Lourmarin : son château, construit au XVe siècle et remodeler au XVIe siècle, est ouvert à la visite, du moins dans sa partie Renaissance, dont les intérieurs sont remarquablement mis en valeur. Chaque vendredi se tient le marché hebdomadaire de Lourmarin. Sur les étals, on retrouve les produits du terroir du Luberon : huile d’olive, tapenade, fromages de chèvre, miel de lavande… sans oublier quelques vins locaux, le village profitant de l’AOC côtes du Luberon.

    Lourmarin est le symbole même du Luberon. On trouve condensé, des ruelles de son village aux vestiges qui gardent encore l’entrée de la Combe où coule l’Ayguebrun, tout un résumé de l’histoire du pays dans une floraison d’histoires de nobles, de vaudois, d’hérésie, de massacres, de foi, de château en ruines. Tout cela se drape au pied de la montagne dans les replis de soleil et l’ombre des vergers. A Lourmarin on connaît Maynier d’Oppède, Pierre Valdo, Philippe de Girard, Henri Bosco, Albert Camus, et on oublie la rigueur de la montagne toute proche, ses forts en ruines et quelques sangliers.
    Bien sûr, le pays a été habité au Néolithique ; bien sûr les celto-ligures y ont chassé. Des vestiges de villas gallo-romaines apparaissent sous les herses. Mais pour nous l’histoire commence avec les deux prieurés bénédictins, Saint-André et Saint-Trophime, dépendances de l’abbaye de Villeneuve-les-Avignon.
    Un fort était établi à cet endroit, pour garder la grand route, un des rares point de passage, entre la Durance et la plaine d’Apt. Des comtes de Forcalquier, le domaine passe à la maison de Sabran et, en 1410, les d’Agoult l’incorporent au comté de Sault.
    Vers 1470, Foulque III d’Agoult fait venir du Piémont une colonie de vaudois pour mettre les terres en valeur. Avec eux un village va naître et le château est reconstruit.
    L’armée de Charles-Quint envahit la Provence. Le fort de Lourmarin est pris par les impériaux en 1536 ; mais peu après les arquebusiers du roi de France parviennent à escalader les murailles par surprise et reprennent la place.
    A la fin de l’année suivante, François 1er revient d’Italie et se rend à Narbonne pour y rencontrer l’empereur et discuter de la paix. Son itinéraire passe par Apt, et il fait un détour par Lourmarin pour répondre à l’invitation de celui qui fut son « enfant d’honneur », Louis de Montauban d’Agoult, qui a épousé Anne Blanche de Lévis. Le 10 décembre 1537, le roi fait son entrée au château après plusieurs heures de chevauchée. Il y est accueilli par les maîtres de céans qui ont mis tout leur personnel en effervescence pour loger le souverain. Le village est réquisitionné pour loger plusieurs princes du sang, des évêques, des cardinaux, des capitaines, et un train de deux mille montures.
    Un cadeau attend le roi : l’abbé de Montmajour lui a envoyé son fauconnier Claude Levelu pour lui offrir « deux faucons, un tiercelet (faucon mâle plus petit d’un tiers que la femelle), un grand duc et un chien courant ». C’est que depuis peu le roi s’adonne à la chasse au vol. Nul doute qu’il en profita dans les vallons giboyeux du Luberon. François 1er se repose quelques heures et prépare son passage en Avignon en écrivant au légat, le cardinal de Clermont Lodève.
    Mais les vaudois ont fait souche à Lourmarin ; ils ont adhéré à la Réforme et dans le pays on les appelle les « sorciers ». On sait le mot de François 1er quelques années plus tard : « Extirper, et du tout exterminer la secte des Vaudois ». Alors, sur ordre du parlement d Aix, le baron Maynier d’Oppède ravage Lourmarin et I’incendie le 17 avril 1541. Maynier d’Oppède « étant armé et monté sur un coursier gris, et sans faillir, sans en laisser à brusler, car de tout le village de Lourmarin, où il y a vingt-sept maisons sans les estables, les celliers et les jas, ne furent sauvés du feu que le château et la maison du bailli »… « Les pauvres laboureurs, sans autre résistance, furent tués, les femmes et les filles violées, femmes grosses et petits enfants meurtris sans aucune miséricorde, les mamelles coupées à plusieurs femmes, auprès desquelles furent vus les petits enfants mourant de faim. On tuait jusqu’aux femmes vieilles et aux bêtes… »
    Malgré ce massacre, et peut-être bien pour marquer sa fierté, Blanche de Lévis, veuve de Louis d’Agoult, se met à reconstruire le château l’année suivante, en 1542. Une demeure Renaissance s’élève. Elle n’a conservé que la grosse tour ronde et le vieil escalier ainsi que les gargouilles à têtes de loups, insigne de la maison d’Agoult, qui ont vu ruisseler des fontaines de sang.
    Et pourtant, le passage de François 1er est rappelé dans le grand escalier où une sculpture montre la salamandre éteignant des flammes, symbole du justicier devant le mal. Les guerres de religion ont dévasté lе château, mais les portes en anse de panier, l’extraordinaire escalier à vis, les cheminées monumentales sont là, intacts, ayant résisté aux guerres et aux gitans.
    C’est qu’en 1562 les guerres de religion reprennent et les huguenots s’enfuient. Ils s’emparent du château toutefois, en 1575. Mais François d’Agoult a quitté le parti protestant, et c’est en allié aux troupes catholiques du Comte de Carcès et du Comte de Vins qu’il reconquiert la place en faisant donner l’artillerie.
    François fut le dernier des d’Agoult à posséder Lourmarin ; il épousa Chrétienne d’Aguerre, veuve d’Antoine de Créqui dont elle avait eu un fils qui fut son héritier.
    Charles de Créqui fut un de ces nobles de salon, partagé entre les campagnes militaires et le jeu. Il épouse la fille aînée du connétable de Lesdiguières, Françoise. C’est à elle qu’il s’adressait : « Il vous sera loisible, Madame, de faire ajuster votre busc ou dresser votre coiffe par mes heidouques ou mes janissaires ; mais je ne supporterai pas la présence de vos donzelles ou de vos chambrières qui donnent des puces à mes chiens. » Un chroniqueur raconte comment Créqui s’endetta en jouant des sommes énormes : « Créqui fit de si grandes pertes au jeu qu’il en pensa perdre l’esprit et si le connétable (Lesdiguières) ne lui eut envoyé 100.000 écus et promesse d’autant, il n’en fut point revenu. »
    C’est ainsi que, peu à peu, les propriétés de Créqui passèrent à la famille de Lesdiguières : Lourmarin, Simiane, Saint-Christol, Lauris, les fiefs des Alpes… Charles de Créqui vit pourtant, son beau-père décédé, tous ses domaines lui revenir par l’intermédiaire de sa femme. Ce retour n’eut qu’un temps, car tout passa finalement à la famille Lesdiguières.
    Lourmarin, abandonné par ses maîtres, fut confié à des intendants. Puis la propriété fut vendue aux Bruni en 1719 et, en 1801, à Pierre Girard, le père du fameux inventeur.
    Laissé à l’abandon, le château n’était plus qu’une ruine en 1921 lorsque Robert Laurent-Vibert en fit l’acquisition. Depuis longtemps le lieu était devenu une halte pour les caravanes de gitans, de boumians et de caraques qui se rendaient aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour le pélerinage de sainte Sarah. Les planchers étaient écroulés, les toitures à ciel ouvert. Sur les murs, les gitans ont gravé d’étranges symboles : svatiskas, sceau de Salomon, triangles, et le dessin d’un navire dont les marins s’affairent dans la mâture, qui reste bien mystérieux.
    Laurent-Vibert, cet industriel des produits capillaires se tua dans un accident d’automobile en 1925. Par testament, il laissait à l’académie des Belles Lettres d’Aix-en-Provence la fondation Lourmarin-Laurent-Vibert, à charge pour elle de recevoir de jeunes artistes, savants et chercheurs. Placée sous le signe de Mistral et de Maurras, la fondation poursuit sa tâche. Mieux encore, Lourmarin accueille chaque année les colloques du Luberon.
    Jean d’Ailhaud est un médecin qui fit fortune au XVIIIme siècle en vendant une poudre purgative. Né à Lourmarin, il achètera les seigneuries d’Entrechaux, de Montjustin, du Castellet et de Vitrolles où il mourra. Sur l’argent qu’il amassait grâce à sa découverte, il avait, dit-on, l’habitude d’en donner le quart aux pauvres.

    Philippe de Girard, enfant prodige
    Né à Lourmarin en 1775, Philippe de Girard est nommé professeur à 19 ans, après des études extrêmement brillantes, et occupe bientôt une chaire de physique-chimie, puis de mathématiques et d’histoire naturelle aux facultés de Nice et de Marseille.
    En même temps il commence à inventer. Servi autant par la science que par une imagination pratique extraordinaire, il révolutionne l’éclairage en mettant au point les lampes hydrostatiques à niveau constant. L’expansion de la vapeur dans un seul cylindre lui est due. C’est en 1810 pourtant qu’il va révéler l’ampleur de son génie. Le Moniteur, le journal officiel du gouvernement lance un concours doté d’un prix de 1 million, somme fabuleuse, pour patronner l’invention d’une machine permettant la filature mécanique du lin. Deux mois après, Philippe de Girard dépose un brevet. Il sera d’ailleurs le seul. Sur sa lancée, il y ajoute des machines à battre et à peigner, ou le filage des étoupes. Mais l’empire tombe et le prix ne lui sera jamais attribué. Philippe de Girard et ses frères, qui lui ont généreusement prêté de l’argent, sont ruinés. Aussi l’inventeur s’expatria, espérant trouver en Amérique la fortune qu’il a perdue. En 1844 il est de retour en France et présente à l’Exposition Universelle douze inventions.
    Celui qui, à 14 ans, cherchait à utiliser le mouvement des vagues et à 18 fabriquait une machine à graver les pierres dures ou un condensateur d’électricité a étonné son époque par la fertilité de son génie. On lui doit : la machine à vapeur à expansion, un procédé pour les tôles vernies, une machine à équations, des armes à vapeur, le dynamomètre, le premier navire à vapeur qui ait remonté un fleuve en Europe, une machine à étirer le fil de fer, des machines soufflantes à faire des briques, à faire des clous, à forer des canons, des turbines inédites, des greniers à blé, des pianos, un cuvoir artificiel, et bien d’autres choses.


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