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    Luberon

    Village de Lacoste

    Si la région du Luberon connaît un tel succès, c'est en majeure partie pour le charme de ses villages perchés, dont Lacoste est un parfait exemple. En plein cœur des paysages vallonnés du Parc naturel régional du Luberon…

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    Adresse

    Ville

    Lacoste

    Geolocalisation


    Description

    Si la région du Luberon connaît un tel succès, c’est en majeure partie pour le charme de ses villages perchés, dont Lacoste est un parfait exemple. En plein cœur des paysages vallonnés du Parc naturel régional du Luberon, avec le village de Bonnieux accroché sur la colline d’en face, Lacoste possède tous les attributs du village de caractère. Perché sur un contrefort, Lacoste est dominé par son château, le symbole du village. Un lieu connu surtout pour avoir accueilli le Marquis de Sade, en 1771 : ce dernier cherchait alors à se faire discret après avoir mis le tout Paris en émois en raison de ses écrits tendancieux… Le château sera laissé en bien mauvais état après la Révolution. Il fût racheté par le couturier Pierre Cardin, qui investit aujourd’hui pour la restauration de l’édifice en grande partie en ruine. Un festival de musique et de théâtre se tient sur le site chaque été. Depuis le sommet du village, une très belle vue s’offre sur le Luberon. On redescend dans le cœur du village par de jolies calades, ces ruelles pavées typiquement provençales, qui forment comme un labyrinthe. Une touche qui ajoute encore au charme intrinsèque de Lacoste : maisons anciennes, pierres sèches, jolies portes, façades soigneusement restaurées, une église du XIIe par-ci, une agréable place par-là, l’atmosphère du village pousse à la flânerie. Séduits par cette ambiance, certains n’hésitent à prolonger le séjour sur place, et passer leur vacances à Lacoste. Le village s’anime d’un marché hebdomadaire chaque mardi : l’occasion de découvrir les produits du terroir du Luberon. Rayon loisirs, les activités de plein air ont la part belle : randonnée sur les sentiers de campagne, VTT… la Forêt des Cèdres, voisine de Lacoste, fait partie des balades incontournables.

    A flanc de colline, le vieux village de Lacoste vit au ralenti, hanté par le souvenir des guerres vaudoises et par l’ombre de son dernier marquis.
    La seigneurie appartint aux Simiane, aux Crillon, puis aux Sade. Très tôt, le territoire fut habité par les vaudois. En 1545, le massacre de Mérindol et de Cabrières n’épargna point Lacoste. Pourtant Balthazar de Simiane proposa à Meynier d’Oppède de ne point résister ; mais dès que les habitants eurent ouvert les portes des murailles, les troupes s’y engouffrèrent et le massacre continua. Les hommes furent tués, les femmes et les filles poursuivies par la soldatesque. On dit même que les mères lançaient de la terrasse du château des couteaux à leurs filles pour qu’elles se donnent la mort plutôt que d’être souillées par les soudards.
    Sur le toit de la maison commune de Lacoste se dresse encore un des plus jolis beffrois du Luberon, daté de 1620. Au-dessus les ruines du château s’éparpillent autour de la tour du sud qui est pratiquement intacte, Depuis quelques années le propriétaire du château a commencé une restauration qui a permis de remonter déjà une partie du rempart.
    Mais qui était le Marquis de Sade de Lacoste ?
    Fou, martyr politique, noble ruiné, seigneur déclassé, obsédé sexuel, débauché et écrivain « déterminé par Îé plaisir démoniaque de faire souffrir les âmes innocentes 2 ce sont quelques-uns des termes employés pour défini
    Donatien marquis de Sade, né en 1740, mort à Charenton à l’hôpital des fous, en 1814.
    En 1763, il est marié depuis quelques mois à peine lorsqu’il est condamné à passer quinze jours dans la prison de Vincennes pour son inconduite dans une petite maison.
    Sade fait de nouveau parler de lui en 1768 lors de l’affaire d’Accueil. Cette fois, le cas est plus grave puisqu’il s’agit de flagellation, mais les puissants appuis de sa famille permettent au marquis d’échapper à la rigueur des cachots. Il vient pour la première fois séjourner à Lacoste en 1771. Il est reçu avec toute la pompe des villageois qui s’aperçoivent plus tard que la dame qui l’accompagne n’est pas sa femme mais sa belle soeur, Mlle de Launay, qu’il a séduite. C’est au premier étage de l’aile sud de son château qu’il se livre à ses menus plaisirs. Il écrira à Gaufridy, son chargé d’affaires à Apt, pour lui préciser : « Souvenez-vous que dans les serrures que vous envoyez il faut qu’il y en ait une qui soit excellente pour la chambre de Mlle de Launay. Il n’est point, je crois, nécessaire de vous faire sentir combien il est besoin d’enfermer ce petit trésor-là ! »
    Il sera obligé de fuir avec le trésor en question l’année suivante, en Italie. Pourtant, hormis les péripéties nocturnes, Sade faisait tout pour rendre la vie agréable en son château. Passionné de théâtre, il convie tous les environs à des représentations qui lui coûtent fort cher. Ainsi, en moins de deux ans, plus de vingt pièces seront représentées à Lacoste, mais sa fortune pourtant bien nantie en rentes, ses terres de Lacoste, Mazan, Saumanes, du Mas de Cabanes, près d’Arles, lui rapportaient plus de 17.000 livres annuelles, périclite, et il doit emprunter auprès des juifs de Mazan et de Carpentras.
    Nous retrouvons le marquis à Marseille où se déroule la partie de la rue d’Aubagne. La valet Latour a embauché quatre filles pour une soirée galante. Pour terminer la nuit Sade se rend chez Marguerite Coste, une prostituée âgée de 25 ans, puis il retourne chez lui à Lacoste.
    Or, pour faire durer le plaisir, Sade a fait ingurgiter à ses clientes de la poudre de cantharide qui a des vertus aphrodisiaques, mais qui est aussi un toxique. Les filles en ont trop avalé et, incommodées, croient qu’elles ont été empoisonnées. Deux d’entre elles, Marianne Laverne, lyonnaise de 18 ans et Marguerite Coste, âgée de 25 ans, portent plainte.
    Le jugement est expéditif, le marquis et son domestique sont condamnés : « Sade et Latour sont condamnés à faire amende honorable devant la porte de la cathédrale avant d’être conduits à la place Saint-Louis sur l’échafaud, pour avoir ledit Sade la tête tranchée et, sur une potence ledit Latour, être pendu et étranglé. Ensuite les corps seront brûlés et jetés au vent… »
    C’est ce qui fut fait, mais en effigie seulement, Sade et Latour n’ayant pas jugé bon de revenir à Marseille.
    De 1774 à 1778, le marquis vit donc à Lacoste en compagnie de deux filles qu’il a engagées, une à Lyon, l’autre à Vienne, d’un jeune garçon, Lamatié, de Gothon la cuisinière et de Nanon la chambrière. Un des biographes de Sade, Paul Bourdin, écrira de cette époque : « Gothon la cuisinière chevauche le balai sans entrer dans la danse, mais Nanon, la chambrière, y prend une part dont elle va rester toute alourdie, les petites ravaudeuses de la marquise livrent leur peau au jeu des boutonnières et le jeune secrétaire illettré joue de la flûte. »
    En même temps Sade fait restaurer les remparts, désireux de s’entourer du plus de secret possible.
    Mais en 1775, Nanon est enceinte de Sade ; elle est enfermée à Arles où elle accouche. Son enfant est confié à une nourrice de Lacoste où il mourra de faim. Bientôt les parents des « petites filles » les réclament. L’une est confiée à l’abbé de Sade, à Saumanes, d’où elle s’enfuit et regagne Lyon. L’autre est enfermée à Caderousse ; elle s’échappe et dépose devant le juge d’Orange, les marques qu’elle porte sur le corps sont autant de preuves. En même temps, le père de Catherine Treillet Vient à Lacoste, exige sa fille, que Sade ne veut pas lui rendre, et tire deux coups de pistolet sur le marquis sans le blesser.
    Il n’est pas étonnant que le marquis ait pu écrire à Gaufridy : « Vos Dames d’Apt sont charmantes ; elles ont publié à Avignon que j’étais depuis le matin Jusqu’au soir à courir toutes les villes des environs et que j’effrayais tout le monde. Je passe pour le loup garou ici… Les pauvres petites poulettes avec leurs mots d effroi. »
    Mais cette fois le loup garou en a trop fait. Et le 26 août 1778, Gothon, sa servante, accourt dans sa chambre à quatre heures du matin, nue et toute affairée, et lui crie : « sauvez-vous, voilà la justice ! »
    Le marquis de Sade sera cette fois enfermé à la Bastille. Il n’en sortira que pour aller chez les fous à Charenton où il mourra, sous l’Empire.
    Donatien-Alphonse-François marquis de Sade. s’il fut pour ses contemporains un monstre incurable et dangereux, est devenu une vedette qui a donné son nom au sadisme. Pourtant il ne fut pas le seul de son temps à écrire des contes, des pamphlets et des romans libertins ; on peut citer des auteurs comme Chevrier, La Popelinière ou Restif de la Bretonne, dont les oeuvres sont certainement plus « osées » que celles de Sade ; d’autre part, un Choderlos de Laclos, tout aussi célèbre, a laissé des « Liaisons dangereuses » qui ne témoignent pas d’un bien grand sens moral.
    Sans vouloir défendre Sade, il faut cependant conter une anecdote qui permet d’élargir le cas du marquis à une certaine société. Vers la fin du XVIIIme siècle, un groupe de nobles se promène dans la campagne aixoise aux environs du Tholonet. L’après-midi a été gaie, les dames ont fait les coquettes, les gentilhommes de l’esprit. Cette compagnie chemine donc, joyeuse, lorsqu’elle rencontre un paysan. Par jeu, on l’attache, on l’ennuie et on finit par le pendre. A l’époque des poursuites engagées ne furent pas suivies d’effet.
    L’inventaire qui fut dressé des biens du marquis de Sade en 1778, lors de sa dernière incarcération, fait état de 42 pièces et d’un mobilier important. Pendant la révolution, le château a été pillé des derniers objets qu’il contenait, puis vendu en 1796 au représentant Jean-Baptiste Rovère de Bonnieux.Il y a sur le plateau de Lacoste des carrières de pierres dont le dédale forme une véritable ville souterraine. C est avec cette pierre que le meunier Malachier, au début de ce siècle, apprit à sculpter. Dans sa vieillesse il tailla de nombreuses figures de monstres dont οn voit encore quelques exemplaires dans un jardin, au pied du village.


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    gratuit

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