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    Village de Pertuis

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    Description

    Le pertuis, c’est le passage, l’étranglement et, de fait, placée sur la Durance, la bourgade des Salyens celto-ligures devait bientôt devenir un marché et un lieu de rassemblement.
    Mais l’histoire de Pertuis commence avec les tumuli nombreux dans la région. On en a trouvé à l’Agnel, Mourières, Sous-Mourières, Trois-Quartiers… Fouillés pour la plupart au siècle dernier, ils ont révélé des objets usuels dont une magnifique oenochoé de bronze de facture grecque, qui se trouve aujourd’hui au musée Borély de Marseille. Ces tombes datent de la fin du VIIme siècle au VIme avant notre ère ; les corps qu’elles contenaient étaient soit incinérés, soit inhumés normalement, la tête dirigée vers l’orient.
    Plus tard, un marché se développe avec l’extension des échanges régionaux. Entrepôt de céréales de Massalia, lieu de distribution du sel, Pertuis acquiert de l’importance.
    On retrouve Pertuis au Moyen Age lorsque la cité est donnée par Guillaume de Provence à l’Abbaye de Montmajour. Reprise puis redonnée, tel est son destin pendant près de trois siècles. Il faut les interventions des papes, qui menacent les seigneurs d’excommunication, pour que les moines conservent le fief. Le comte de Provence, le comte de Forcalquier, Guillaume de Sabran, Bertrand des Baux son petit-fils, qui finit par vendre sa part à Charles II d’Anjou en 1296, sont les protagonistes de ces va-et-vient. Finalement, la reine Jeanne céda Pertuis à Roger de Beaufort, vicomte de Turenne.
    Son fils, le fameux Raymond de Turenne, se fit gloire d’être appelé le « fléau de la Provence ». Ravageur des terres papales du Comtat Venaissin, il ne cesse de harceler le pape Clément VII à qui il reproche d’avoir usurpé une partie de son héritage. Possesseur des Baux, de Saint-Rémy, la Roque d’Anthéron, Pertuis et bien d’autres lieux, il sème la terreur sur son passage, razziant tout autour de ses terres, à la tête d’une véritable armée de brigands. Pendant dix ans, la Provence vit dans la terreur de voir ses chevauchées débouler. Poursuivi, harcelé par les troupes du comte de Provence, Turenne finit par se noyer dans le Rhône qu’il tentait de traverser pour échapper à ses ennemis. Il fut enterré dans l’église SaintMartial d’Avignon, en 1399. Mais Pertuis avait déjà été prise par le grand sénéchal Georges de Marlio.
    Un moment aux mains de la famille de Boucicaut, Pertuis fut ensuite attaché au comté de Provence. Le Roi René en fit bien cadeau à sa seconde épouse, Jeanne de Laval, mais peu après la seigneurie devait revenir au royaume de France avec la Provence dans son entier.
    Durant les guerres de religion, Pertuis est assiégée par le huguenot de Mouvans qui ne peut s’en emparer. Mais ce sont les pestes qui ravageront la ville. Celle de 1588 fait 4.500 victimes. Celle de 1630 en tue presque autant ; celle de 1720 fera mourir 350 personnes.
    En 1588 La Valette, chef royaliste, tient son gouvernement de Provence à Pertuis. Une armée protestante dirigée par De Vins vient l’assiéger, en vain. En 1590, par deux fois, le duc de Savoie essaie de s’emparer de la ville sans y parvenir ; les remparts du XIVme et le donjon élevé par Guillaume de Sabran au XIIIme siècle défient tous les assauts. Mais le duc de Guise ordonnera la démolition du château en 1596, à la fin des guerres de la Ligue.
    Sous les comtes de Provence on enferme 22 templiers en 1307 dans le château royal. A cette époque, trois estimateurs dont un noble administrent la ville ; ils sont élus pour un an par l’assemblée populaire le premier jour de Carême. En 1380, on nomme trois syndics et six conseillers, puis en 1535, pour se mettre à la mode du temps, les syndics deviendront consuls et porteront au lieu de l’habit noir peu seyant, le chaperon et la robe d’azur.
    Tandis que pour se protéger de la peste de 1588 le Parlement d’Aix vient siéger à Pertuis, le père Yvan lui vient y faire ses études avant de fonder l’ordre de la Miséricorde.
    En 1680, Jean Monier, prêtre et docteur en théologie, écrit un poème en latin dont les 266 vers content l’histoire de sa ville. Avec talent il invente des histoires merveilleuses, invoque Apollon, décrit le combat de Marius contre les Teutons, parle des origines de Pertuis. Mais il aborde également les traditions populaires de la cité, la fête de la Sainte-Victoire, l’immolation du coq, les outrages à la déesse Carmenta, et la principale : la fête de la Belle Etoile.
    Ces coutumes sont particulières à Pertuis. Pour la Sainte-Victoire, autrefois, un grand pélerinage avait lieu à la chapelle de ce nom. On y honorait la soeur de sainte Perpétue et de sainte Confesse, toutes trois filles de saint Serf. L’immolation du coq faisait partie de la tradition du Papegai, répandue en Provence ; c’était un concours de tir organisé par la compagnie des arbalétriers qui ont donné leur nom à la tour de l’Aubarestière. Souvent le concours avait lieu sur cible vivante attachée au sommet d’un mât, mais il est probable que cette fête ait recouvert des rites beaucoup plus anciens.
    Lors de la fête de Saint-Sébastien avait lieu l’outrage à la déesse Carmenta. Un mannequin bourré de paille figurant la déesse était attaché sur une large planche qu’un homme, le patas, portait sur son dos. Pendant la procession, les gens jetaient sur l’épouvantail des navets et des raves et, lorsqu’ils n’en avaient plus, des pierres. La planche devait protéger le porteur. Puis le mannequin était précipité du haut des remparts dans la rivière Eze qui coule aux pieds de la cité. Cette coutume du bouc émissaire s’est perpétuée et dans certains villages de Provence on brûle chaque année le bonhomme Caramentran. A Pertuis, cette coutume fut interdite par Mgr de Brancas, archevêque d’Aix en 1733.
    Mais la plus importante des fêtes pertuisiennes était celle de la Belle Etoile.
    Elle commémore à la fois la victoire de Marius en promenant un dictateur dans le cortège et les Rois Mages guidés par l’étoile. La Reine Jeanne fit un don perpétuel de 150 livres pour cette fête, et la somme fut touchée jusqu’à la révolution. Chaque année pour le 6 janvier, on préparait un char que l’on chargeait de bois à brûler. Dans la journée, les Rois arrivaient dans la ville dans un char tiré par des boeufs, entourés de leurs pages à cheval ; ils étaient reçus à l’Hôtel de Ville ! Puis à la nuit tombée, un grand cortège s’organisait avec en tête la musique, puis les Rois, enfin le char de la Belle Etoile auquel on mettait le feu. Et tout le monde suivait avec des torches. Après avoir fait trois fois le tour intérieur de la ville, trois noucheurs étaient chargés d’éteindre le brasier continuellement alimenté, et la fête se terminait au petit matin.
    L’épée de Brennus, est un type de glaive en fer dont on a retrouvé un exemplaire à la lisière d’une vigne au lieu dit l’Agnel. Cette épée pliée volontairement était sans doute déposée dans la sépulture d’un guerrier gaulois. On a en effet à plusieurs reprises trouvé de telles armes dans des tombes ; ici encore le rite avait été respecté. L’épée de Pertuis mesure 65 centimètres et date d’environ 250 avant notre ère.
    Deux pertuisiens sont célèbres. Tous deux ont vécu au XVIme siècle, mais si Honorat Meynier a écrit des traités de stratégie, Raimond de Soliers est un érudit père de l’histoire de la Provence.
    Paul Arène, le célèbre conteur a écrit un récit qui commence par ces mots : « Pertuis semait ses haricots… » Un peu plus tard, un auteur facétieux suivant la progression du siècle disait à son tour : « Aujourd’hui Pertuis fait pousser ses asperges ». Mais de nos jours la vocation maraîchère de Pertuis s’est affirmée et on y récolte toutes sortes de fruits et légumes.


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