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    Notre-Dame-des-Anges de l’Isle-sur-Sorgue

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    Description

    Il ne subsiste rien de la première église de l’Isle. Nous savons simplement qu’elle fut érigée en collégiale par Bertrand de Durfort, évêque de Cavaillon.
    Afin d’accueillir les fidèles, une nouvelle église est construite au début du XVIme siècle. Mais bientôt elle menace ruine et un projet est présenté par Martellange, le célèbre jésuite. Ce n’est pas lui qui exécutera la construction, mais François Royers de la Valfenière, architecte très connu d’Avignon. On pense qu’il s’inspira du projet de Martellange.
    A partir de 1647, on démolit l’ancien édifice en conservant le choeur, le clocher et les deux chapelles. Finalement la consécration de l’église neuve se fera le 29 mai 1672. Par contre la décoration intérieure se poursuivra durant le XVIIIme siècle.
    La nef unique de l’église est à six travées. De part et d’autre, des chapelles latérales sont logées dans les contreforts, à la manière provençale. Le choeur est plus étroit que la nef et se termine par une abside à sept pans. Les chapelles latérales conservées lors de la démolition ont été transformées l’une en sacristie, l’autre en lieu de rangement.
    Il est surprenant de trouver derrière la façade de l’église qui est du plus pur style jésuite, une voûte en croisées d’ogives, alors que la Valfenière qui venait de construire la chapelle des Jésuites d’Avignon, aujourd’hui musée lapidaire, avait employé le procédé à la mode de la fausse voûte d’arête à pénétration.
    Au premier niveau, des arcs en plein cintre ouvrent sur les chapelles latérales. Au-dessus les tribunes sont délimitées par une balustrade ; enfin, des fenêtres hautes apportent la luminosité bien que celles du nord aient été murées.
    Ce qui surprend à l’Isle-sur-Sorgue, c’est la décoration abusive de l’église. Malheureusement les couleurs trop restaurées au siècle dernier, ne correspondent pas à la splendeur d’origine. Les pilastres peints en faux marbre sont chargés de médaillons, de noeuds de rubans et de guirlandes à maximes. Une longue série de vertus sont des oeuvres du sculpteur bien connu Jean Peru. Elles sont installées dans les écoinçons, au-dessous de la tribune, et représentent en vingt-deux figures, du côté nord à partir du choeur, la Charité et l’Espérance, la Justice et la Prudence, la Constance et la Tempérance, l’Autorité et la Foi, la Virginité et la Chasteté, la Croix et l’Evangile, symboles de la Foi Chrétienne.
    Sur le côté sud et suivant la même progression, on rencontre : la Sagesse et l’Amour divin, la Justice divine et la Perfection, la Libéralité et la Miséricorde, l’Humilité et la Bénignité, la Patience et la Mansuétude, enfin la Modestie.
    Toutes ces sculptures sont en bois doré et leur facture baroque est remarquable dans la recherche des plis et des poses.
    Au même Jean Péru sont attribuées les statues de saint Jean et saint Jacques installées devant les pilastres. L’immense retable de l’Assomption qui décore le tympan occidental est impressionnant avec ses sculptures qui dévorent l’espace.
    La fresque peinte par l’avignonnais Lacroix au siècle dernier entre l’arc triomphal et la voûte de la nef est bien comme le dit François Souchal, « une besogne désastreuse ».
    On remarquera dans le choeur les deux buffets d’orgue qui se font face. Récemment restauré, l’instrument est de facture provençale.
    L’abside au-dessus du maître autel est toute entière consacrée à l’Assomption de la Vierge, peinte par Reynaud Levieux. L’ensemble des boiseries dorées qui entourent l’autel en marbre polychrome est dû à La Valfenière, architecte également de celles de Saint-Pierre d’Avignon. Dans les niches latérales sont placées les statues des saints Pierre, Paul, Laurent et Pancrace.
    Dans les chapelles on verra des tableaux de maîtres du XVIIme siècle : Benoît Gilibert, Nicolas et Pierre Mignard, Pierre Parrocel, Mathieu Trentoul, Joseph Reboul. Les boiseries ont été sculptées par Jean Péru, Esprit Grangier, Balthazar Marrot, Joseph et Philippe Bernus. Le célèbre voyageur du début de ce siècle, André Hallays, disait de Notre-Dame-des-Anges : « Ce pèle-mêle effarant de trompe l’oeil, de dorures et de sculptures a je ne sais quoi de carnavalesque qui déjà, lorsqu’un jour trop abondant pénètre dans l’édifice ; mais vers le soir, les ors s’éteignent, les coloris s’amortissent, les discordances s’apaisent, l’oeil ne perçoit plus alors les brutalités et les à peu près de ce luxe désordonné que le crépuscule rend moins barbare, et l’église de l’Isle-sur-Sorgue prend une beauté mystérieuse ». C’est là toute la magie de la lumière en Provence.
    Pétrarque qui fulminait volontiers contre Avignon, cette nouvelle Babylone, n’était pourtant pas ennemi des bénéfices. C’est ainsi qu’il essaya d’obtenir la prévôté de l’église de l’Isle-sur-Sorgue dont les rentes étaient abondantes ; mais la concurrence était vive, et l’ermite de la Sorgue ne vint pas officier à Notre-Dame-des-Anges.
    L’église Notre-Dame-des-Anges s’est écroulée en 1663. Un chanoine, Esprit Macassole, né à l’Isle en 1593 s’était rendu dans l’édifice à l’heure de matines un jour d’octobre, et s’agenouilla dans le choeur. C’est à cet instant que la nef s’écroula derrière lui. On dit qu’il mourut en odeur de sainteté en 1664.
    Dans son dictionnaire des communes de Vaucluse, M. Jules Courtet remarque : « Mais ce qui étonne le plus, c’est la manière insolite, unique au monde et par conséquent ridicule dont les chaises sont placées. Dans l’intérêt de la décence et de l’hygiène, il est à désirer qu’on les place dans le sens adopté dans toute la chrétienté ». Nous n’avons pas réussi à savoir dans quel sens étaient alors placées les chaises de l’Isle-sur-Sorgue.
    Les 22 allégories de Jean Péru ont été sculptées grâce aux dons du prévôt de l’église, Casal. Elles sont reconnaissables à leurs attributs : la Charité presse son sein et tend une coupe. L’Espérance tient une ancre. La Justice porte balance et faisceaux ; la Prudence a le miroir et le serpent ; la Constance tient un fut de colonne ; la Tempérance porte un mors de cheval et un balancier d’horloge. L’Autorité tient deux clefs et s’appuie sur deux livres ouverts. La Foi se reconnaît à son calice. La Virginité enserre une licorne ; la Chasteté brandit une discipline et porte une tourterelle. Le bouclier à la colombe est l’emblème de la Vertu alors que le livre de sagesse et ses sept sceaux désigne la Sagesse. Sur la poitrine de l’Amour divin rayonne un soleil. La Justice divine se tient sur un globe et lève une épée. La Perfection se distingue par le cercle et le compas ; la Libéralité par la croix et la corne d’abondance ; la Miséricorde a sa corneille ; l’Humilité tient une corde enroulée ; la Bénignité tient une bourse pleine et touche une tête d’éléphant ; la Patience a les mains et les pieds enchainés ; la Mansuétude couronne un agneau ; la Modestie a les mains jointes et les yeux baissés.


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