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    Maillane

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    Description

    Sur ces terres plates de la petite Crau, les romains commencèrent sans doute les premiers travaux d’assèchement. Les moines de Montmajour reçoivent les terres de Guillaume de Provence et recommencent à draîner les marais. Une église est construite au début du XII° siècle, puis en 1282 Guillaume de Porcelet, échappé au massacre des Vêpres siciliennes, est de retour en Provence, il élève une chapelle à Sainte Agathe sa protectrice, qui lui a permis d’échapper au massacre général des français de Sicile, le lundi de Pâques à l’heure où les cloches sonnaient les vêpres.

    Pendant les guerres de religion, Huguenots de Carcès ou troupes royales conduites par le seigneur de Maillane en personne pillent la ville.

    Maillane est la cité de Mistral, on y voit encore, le mas du Juge où il naquit, la maison du Lézard, où il vécut avec sa mère ; celle qu’il fit construire après son mariage est devenue un musée.

    Un éléphant à Maillane

    Nul n’a jamais pu expliquer d’où provenait la carcasse de l’éléphant découvert à Maillane au milieu du siècle dernier par des ouvriers qui creusaient les fondations d’une maison. Le squelette non fossile a déclenché une nouvelle bagarre sur le sujet tant disputé du passage du Rhône par les éléphants d’Hannibal durant les guerres puniques.

    Frédéri Mistral

    Le grand Mistral en Provence s’appelle Frédéri, et non Frédéric comme ailleurs en France. Né le 8 septembre 1830, au sein d’une famille paysanne aisée, il commence ses études à Maillane, puis à Saint-Michel-de-Frigolet, Avignon ensuite et le collège royal. C’est ainsi qu’il arrive au baccalauréat. A Aix il fait du droit et passe une licence. Depuis longtemps déjà la poésie lui travaille l’âme et la langue de Provence lui anime le coeur. Ses études terminées et tout en surveillant les travaux des champs, remplaçant son père devenu aveugle, il conçoit le grand projet de « Mirèio », qui deviendra l’opéra mondialement connu. Il fait aussi la connaissance de nombreux poètes provençaux, lance avec eux des congrès qui n’aboutissent pas avant qu’en 1854 ne soit fondé le félibrige.

    Frédéri Mistral est né le jour de Notre-Dame-deSeptembre en 1830. Sa mère, en l’honneur de la vierge voulait l’appeler Nostradamus, mais le prénom fut refusé tant à l’église qu’à la mairie. Alors on appela le nouveau-né Frédéri, à la mode de Provence.

    La naissance du Félibrige

    Mistral raconte ainsi la rencontre : « Il fut écrit au ciel qu’un dimanche fleuri, le 21 mai 1854, en pleine primevère de la vie et de l’an, sept poètes devaient se rencontrer au Castel de Font-Ségugne (à Châteauneuf-de-Gadagne à trois lieues d’Avignon). Paul Giéra, un esprit railleur qui signait Glaup (par anagramme de Paul G.) ; Roumanille, un propagandiste qui, sans en avoir l’air, attisait incessamment le feu sacré autour de lui ; Aubanel, que Roumanille avait conquis à notre langue et qui, au soleil d’amour, ouvrait en ce moment le frais corail de sa grenade (la Mióugrano, la grenade entr’ouverte, oeuvre d’Aubanel) ; Mathieu, ennuagé dans les visions de la Provence redevenue, comme jadis, chevaleresque et amoureuse ; Brunet, avec sa face de Christ de Galilée, rêvant son utopie de paradis terrestre ; le paysan Tavan qui, ployé sur sa houe, chantonnait au soleil comme le grillon sur la glèbe ; et Frédéri, tout prêt à jeter au mistral, comme les pâtres des montagnes, le cri de race pour héler, et tout prêt à planter le gonfalon sur le Ventoux ».

    Ces sept jeunes gens fondent alors le Félibrige, assemblée de cette école avignonnaise décidée à créer quelque chose de neuf pour sauver la langue provençale. Le mot de Félibre, qui désigne ses membres, est provençal ; il a été choisi dans son sens de « scribe, savant » et sa belle sonorité, remplace ainsi ceux de Trouvères et de Troubadours, trop galvaudés aux yeux de nos héros.

    Du félibrige devait naître « L’Armana Provençau » qui paraît régulièrement toutes les années et, au milieu de la foison des oeuvres des poètes, cette oeuvre immense qu’est le « Trésor du félibrige », le grand dictionnaire provençal-français de Mistral.

    L’oeuvre de Mistral

    « Vole qu’en glòri fugue aussado

    Coume uno rèino, e caressado

    Pèr nosto lengo mespresado… »

    (Je veux qu’en gloire elle soit élevée, comme une reine, et caressée. Par notre langue méprisée…)

    Ces vers, ces mots de provençal sont les seuls cités dans cet ouvrage. Mistral les a écrits à la louange de sa langue maternelle, cette langue provençale qu’il fit renaître. Nous sommes ici au pays des Mas, dans les champs d’oliviers où court l’agasso (pie). Les gens de ce pays se lèvent encore lorsqu’on chante l’hymne national, la « Coupo Santo ». Et tous sont fiers que Mistral ait réussi à raviver en Provence le sentiment de race, à ressusciter leur langue qui ne veut pas se laisser absorber par le français.

    Mais laissons aux félibres d’aujourd’hui le soin de défendre les arguments de Mistral, qui non seulement a restauré sa langue, mais s’en est servi d’abondance.

    Ses oeuvres sont nombreuses et commencent par un poème de jeunesse, « Li Meissoun », les Moissons. Bientôt jaillissent les chefs-d’oeuvre avec en tête « Mirèio », qui relate l’amour malheureux de Mireille et de Vincent.

    « Calendau » suit ; Calendal le héros tranquille, demi-dieu qui traverse l’espace. « Lis Isclo d’Or », les Iles d’Or rassemblent une centaine de poèmes sur le passé provençal, de même que les « Oulivado ». Et puis il y a « Nerto ». « La Rèino Jano, Lou Pouèmo dòu Rose, la Genèsi, Mi Rapugo », autant de chants, de poèmes d’amour pour la terre natale que l’on retrouve dans tous les écrits donnés aux Almanachs.

    Prix Nobel en 1904, pressenti pour l’Académie Française, il refusa d’y adhérer, c’eut été paradoxal, Mistral meurt en 1914, après avoir connu la gloire : que Poincaré, président de la République, se soit rendu chez lui dans son village de Maillane, en est le plus grand témoignage.

    Parmi tous les félibres, les poètes, les écrivains qui l’entourèrent, un de ses grands amis fut Alphonse Daudet, le nîmois, qui a laissé de si beaux écrits sur notre Provence.


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