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    Les remparts, d’Auguste à Louis XIV

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    Description

    Une inscription de la porte d’Auguste rapporte que les remparts romains furent achevés en 15 avant J.C. Ils s’étendaient sur six mille mètres et faisaient de Nîmes « la ville la plus vaste des Gaules ». On peut déterminer son tracé approximatif en se référant aux sommets des trois collines principales de Montaury, du mont Cavalier avec la tour Magne, et du mont Duplan. Dans la plaine, le rempart suivait les grands boulevards sud, par la porte d’Auguste, devant les arènes et la rue du Cirque romain.
    L’ouvrage était énorme puisque ses murs atteignaient dix mètres de haut pour une moyenne de 2 m 70 de large. Le sommet du rempart était couronné par deux murettes dont celle de l’extérieur était crénelée. A intervalles réguliers, des tours complétaient le système de défense avec leurs masses rondes de dix mètres de diamètre. Enfin, une série de portes protégées par deux tours permettait l’accès à la cité. On trouvait successivement la porte d’Arles, appelée aujourd’hui porte d’Auguste, et par où passait la voie Domitienne, la porte des Eaux à hauteur de la rue des Greffes, sur le côté du musée archéologique, la porte des Arènes, la porta Ispana pour la route d’Espagne, la porta Circensis à proximité du cirque, la porta Anagia pour la route de l’oppidum de Nages, la porta Salviensis pour la route d’Anduze et des Cévennes, la porta Cancelaria sur la voie Régordane, qui conduisait vers Gergovie et le Gévaudan, la porta Ucetensis pour la route d’Uzès et le Vivarais. Dans la plaine, un fossé empli d’eau courait depuis la porte d’Arles jusqu’à la porte du Cirque.
    De ces remparts énormes, il ne subsiste que les ruines de la porte d’Espagne et de la porte d’Arles ainsi que des éléments de murs sur la colline de Montaury et le rocher de Canteduc où on trouve une « rue du Rempart romain ».
    Durant les XIe, XIIe et XIIIe siècles, de nouveaux remparts sont construits dont on suit la trace le long des grands boulevards d’aujourd’hui : Victor-Hugo, Gambetta, Amiral-Courbet. On se servit des murs romains encore debout auxquels on adjoignit des tours de défense. Sept portes pourvues de pont-levis perçaient ces murailles qui s’entouraient d’un fossé continu empli de l’eau déversée par la fontaine.
    Puis sous le gouvernement du duc de Rohan de nouveaux murs furent élevés en avant des remparts du Moyen Age, faisant alterner onze bastions et huit demi-lunes. En 1629, cette nouvelle série de fortifications, à peine terminée, commencera à être démolie.
    Louis XIV chargera Vauban de concevoir le fort à quatre bastions qui permettra la surveillance active d’une ville si peu disposée à suivre les ordres de Versailles, contre les protestants. L’année 1687 fut presque suffisante pour terminer cette forteresse que l’on voit au-dessus du Castellum Divisiorum et qui tenait la ville sous le feu de ses canons.
    C’est ici qu’étaient enfermés les protestants prisonniers, que se formaient les convois qui les conduisaient au bagne et sur les galères royales. Durant la terreur révolutionnaire, la forteresse se transforma en prison et a depuis conservé cette destination.
    En suivant le boulevard Gambetta, autour de la vieille ville, on passe devant l’église Saint-Charles, puis devant l’église Saint-Baudile, au début du boulevard Amiral-Courbet, de style néo-gothique.
    En face de Saint-Baudile la porte d’Arles, dite porte d’Auguste, demande quelques instants d’arrêt.


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