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    Les jardins de Mareschal

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    Description

    C’est le problème de l’alimentation en eau de la ville qui rendit, au début du XVIIIe siècle, son intérêt à la fontaine. Les moulins qui encombraient le cours des canaux furent rasés et après bien des projets, l’ingénieur Jacques-Philippe Mareschal, directeur des fortifications de la province, commença les travaux.
    Les déblaiements permettent la découverte de vestiges antiques considérables. Mareschal les utilise dans la partie nord sans modifier leur plan. Les ruines reconstruites à leur place changèrent pourtant de décoration qui de romaine devient… à la française. Toutefois, si des vases et des génies remplacent les colonnes du stylobate, le nymphée restitué reste en place avec ses cinquante-six colonnes.
    La source elle-même retrouve son mur primitif, ses escaliers semi-circulaires, mais la pente de la colline se transforme. Des allées l’escaladent en plans inclinés, dressent leurs murs couronnés de balustrades. Deux inscriptions en latin rappellent cette construction ; celle de gauche annonce : « Sous le règne de Louis XV le Bien-Aimé, roi de France, la Fontaine de Nîmes et les bains romains systématiquement dévastés par les barbares, une fois le bassin nettoyé, le canal prolongé et un plus grand volume d’eau offert à la consommation, après addition de terrasses et de divers ornements, retrouvèrent grâce aux Nîmois l’antique splendeur qui sous Auguste avait illustré la ville de Nîmes, en l’année 1753. »
    L’inscription de droite est consacrée à la liste des personnalités qui ont pris part aux travaux.
    La partie sud du jardin est encerclée par des canaux qui vont ensuite s’écouler vers la ville. On fait trop souvent remarquer la disproportion qu’il y a entre les véritables murailles des parois et le reste du jardin, en songeant que Mareschal était un spécialiste des fortifications. On oublie par contre que Mareschal, prévoyant, a bâti des canaux réservoirs afin de recueillir le flux d’une source qui en hautes eaux débite vingt mètres cubes seconde, alors qu’en période de sécheresse elle ne donne plus que quelques dizaines de litres. Aujourd’hui, Nîmes tire son eau potable du Rhône.
    De plus les projets de Mareschal ne furent pas tous réalisés. L’ingénieur avait prévu au nord de la fontaine la création d’une série de terrasses dont seule la première est construite ; le jardin devait ainsi s’élever sur la pente du mont Cavalier et devait comporter des maisonnettes. Le jardin de la Fontaine serait alors devenu le centre d’une ville neuve, excentrée de l’ancienne Nîmes. Mais le projet était vaste et les fonds manquèrent vite. La vaste avenue orientée nord-sud (l’avenue Jean-Jaurès) qui suit l’allée principale du jardin ne reçut que bien plus tard les immeubles de la nouvelle ville.
    Pour décorer son oeuvre, Mareschal fit appel au sculpteur Dominique Raché qui exécuta l’allégorie au centre du stylobate. Puis Pierre-Hubert Larchevêque compléta l’oeuvre de vases soutenus par des génies, installés aux angles. Larchevêque devait ensuite devenir le sculpteur officiel de la cour de Suède.
    D’autre part, pour agrémenter l’esplanade, Mareschal acheta des bancs, des vases de marbre, quatre statues et quatre termes, ces bornes surmontées du buste du dieu protecteur des champs, au château de la Mosson.
    Depuis, les jardins à la française sont restés dans les cartons et le maire Antoine Cavalier fit reboiser dans un style libre la colline qui porte son nom.
    Les Nîmois intrigués par cette fontaine ont tenté de découvrir son origine. Ce n’est qu’avec la découverte du scaphandre autonome qu’ils ont commencé à pénétrer à l’intérieur des réservoirs souterrains. La première tentative faite en 1956 permit toutefois de retrouver le buste de Napoléon III précipité dans le bassin lors des manifestations de la fin de 1870.
    Au sommet du mont Cavalier et en suivant les allées des jardins on arrive à la Tour Magne.


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