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    Luberon

    La Tour-d’Aigues

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    Description

    Le plus majestueux des châteaux de la Renaissance provençale se trouve à la Tour d’Aigues ; tout au moins ce qu’il en reste, puisqu’un incendie en 1780 ravagea l’édifice ; la Révolution fit le reste. Pourtant, du mur extérieur, des vestiges du donjon, des tours d’angle et surtout de la porte monumentale, monte une telle gloire qu’on ne peut s’empêcher d’avoir de l’admiration pour ces ruines et d’évoquer sa construction. Le fief de la Tour d’Aigues, qui doit son nom à une ancienne tour qui surveillait la contrée, a eu les mêmes propriétaires que Lourmarin : comtes de Forcalquier, Sabran, d’Agoult.
    En 1505 Catherine d’Agoult, épouse d’Antoine de Bolliers, hérite de la seigneurie et la lègue à son fils Jean Louis Nicolas de Bolliers qui naît en 1532. Ce fut un riche seigneur que Jean Louis Nicolas. Seigneur de la vallée d’Aigues (la Tour d’Aigues, Cabrières, la Motte, Peypin, la Bastidonne, Saint-Martin de-la-Brasque), possesseur de nombreux fiefs dans les Alpes, aux alentours d’Aix, et surtout dans le Piémont où il était baron de Centallo ; il se rendit à la cour, puis à l’armée du Roi et en revint ébloui. Il fut peut-être aussi épris de la reine Marguerite de Valois, du moins est-ce la légende qui enjolive ainsi les choses. Toujours est-il que Jean-Louis Nicolas de Cental résolut de construire un château à la mesure de sa fortune, de son originalité et de son faste.
    Il conservera le donjon de l’ancienne bâtisse et fit élever autour, des murs suivant un quadrilatère de 80 mètres de long sur 60 de large. Sur trois côtés, de profonds fossés alimentés par les eaux de l’étang de la Bonde tout proche faisaient barrière. Sur la façade sud, des jardins en terrasse surplombaient le cours de l’Eze, qui coule 30 mètres en-dessous de la falaise.
    A l’ouest, l’entrée principale du château était encadrée par deux pavillons d’angle carrés. A l’est, ce sont deux tours rondes qui leur font opposition. Des bossages venaient ornementer les murs conçus par l’architecte piémontais, Ercole Nigra. Celui-ci s’est sans doute inspiré dans la conception de la façade des travaux de Pierre Lescot au Louvre. Néanmoins on lui doit l’originalité de la porte en forme d’arc de triomphe, ornée de colonnes à chapiteaux corinthiens et d’une frise où se chevauchent les trophées, d’armes à l’antique, si parfaitement imités qu’au début de ce siècle, une revue d’art présentait cette porte comme un des plus beaux vestiges de l’art des romains dans la gaule conquise.
    Sur le fronton de cette porte triomphale, une date indique 1571. C’est sans doute l’époque où fut à peu près terminé la construction qui avait commencé vers 1545. On remarque encore les initiales entrelacées dans des médaillons sur le donjon : C.L.M. qui rappellent les titres des seigneurs, les Cental, Lesdiguières, Montauban.
    Une des plus grandes fêtes que connut le château fut donnée en l’honneur de Catherine de Médicis de passage dans la région en 1574.
    Dix ans plus tard, Jean de Bolliers disparaissait sans descendants. Par François de Montauban et sa femme Chrétienne d’Aguerre, le fief passa à Charles de Créqui possesseur de Lourmarin, puis à sa fille épouse du maréchal de Villeroy. En 1720 il fut vendu à Jean-Baptiste de Bruni, premier président du Parlement d’Aix, également possesseur de Lourmarin. Cette analogie s’arrête là entre les deux châteaux car, si Lourmarin a trouvé le mécène qui lui a permis de revivre, celui de la Tour d’Aigues n’a plus pour lui que le fantôme de son passé. Pourtant toutes les conditions étaient réunies pour faire de la Tour d’Aigues une « fondation » avant l’heure. De Bruni n’avait-il pas réuni dans ses salles toutes ses collections : archéologie, histoire naturelle, l’herbier complet des plantes de Provence, des marbres d’Egypte et d’Italie, des arbres rares et, une grande ménagerie ?
    En 1792, les révolutionnaires décidèrent d’abattre ce qui restait de cette construction d’ancien régime. Ils y mirent le feu à nouveau et le château brûla pendant cinq jours et pendant cinq nuits.
    Le trésor de la Tour-d’Aigues
    Un trésor a été découvert en 1950 dans une maison Renaissance de la Tour d’Aigues. Ce sont des ouvriers qui réparant un mur ont eu la surprise de voir couler de la maçonnerie des centaines de pièces de monnaie. La plus grande partie du trésor a pu être étudiée par Maître Carlo-Vian qui pense que l’enfouissement a dû avoir lieu vers 1555-1556. Il se compose de pièces aux effigies des rois de France Charles VII, Louis XI, Charles VIII, Louis XII, François 1er, Henri II, et de pièces d’Espagne, de Suisse et d’Italie.


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