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    Alpilles

    Graveson

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    Description

    Cette bourgade riche de ses champs et de ses vergers possède pourtant une beauté bien souvent ignorée. C’est cachée au fond de son église que se trouve une abside romane très bien conservée. Voûtée en cul-de-four, elle est décorée par une série de colonnes reliées entre elles par des arcades.

    Seul vestige de son passé, due sans doute à l’action des moines de Montmajour, coseigneurs de Graveson, l’abside a été intégrée dans l’église moderne.

    Il y avait bien sûr à Graveson un château fort qui a complètement disparu. On trouvera dans le passage des guerres de religion à Tarascon, le récit de la prise de ce château, devenu forteresse calviniste entre les mains du comte de Carcès et les exactions qui s’ensuivirent.

    Les pénitents blancs de Graveson étaient encore fort actifs au siècle dernier. Ils se rendaient pieds nus à Montmajour au pèlerinage de Sainte-Croix, mais uniquement lorsque cette fête tombait un vendredi, et gagnaient ainsi une indulgence plénière.

    Mistral, ce voisin glorieux, raconte qu’étant enfant il participait à la procession de Saint Anthime honoré pour faire tomber la pluie. Tout le monde se rendait, pieds nus, à Saint-Michel-de-Frigolet, en se relayant pour porter la statue du Saint. Le soir, si la pluie n’était pas tombée, les porteurs plongeaient trois fois la statue dans « les lones », ces canaux qui parcourent la plaine de Graveson.

    Lamanon

    Ce petit village à l’extrémité orientale des Alpilles, vit paisiblement le long de la route et à proximité de son château.

    Celui-ci est à voir en passant ; construit en 1660 par un des coseigneurs du village, il appartient depuis toujours à la famille des Plessis.

    Mais le grand attrait de Lamanon, est dans les grottes de Calès qu’il faut aller visiter en suivant un sentier qui grimpe gaillardement sous les pins d’Alep. Vingt minutes de marche suffisent pour atteindre l’habitat ligure de Calès. Cette série d’anfractuosités au sommet de la colline a été habitée dès la préhistoire ; on y a retrouvé de nombreux vestiges des divers occupants. Aujourd’hui une vierge couronne le sommet de ce curieux village troglodytique.

    On ne partira pas de Lamanon sans évoquer le Castrum de l’Alamanone et la poésie de Bertrand d’Alamanon.

    Bertrand d’Alamanon

    Bertrand d’Alamanon écrit un « Sirventès », une chanson critique contre l’archevêque d’Arles en 1235 : « Jamais on n’a vu un prêtre aussi faux posséder un pays, car il ne craint pas de commettre ni injustice, ni péchés ; pendant toute l’année il soulève des querelles, il humilie ses sujets et souvent dans sa folie il les enferme et les met en prison ».

    Il fulmine une chanson contre le comte de Provence Charles qui le privait de ses revenus du péage de Pertuis en instituant la gabelle : « Voyage de viande est perdu faute de sel ». Et comme le seigneur troubadour en avait gros sur le coeur, il termine son « Sirventès » par ces mots : « Sans coeur et sans sel, on ne peut être provençal ».

    L’enlèvement des moutons de Lamanon

    En janvier 1276 le seigneur Pierre de Lamanon, on ne sait pour quelle raison, donna la permission aux hommes du village de prendre des moutons aux gens de Salon. Ceux-ci fort émus de ce rapt, réunissent huit cents hommes armés de lances, d’épées, d’arbalètes et de massues qui aux cris de « A mort, A mort, Dieu le veut, Traitres de Lamanon », massacrent les premiers laboureurs qu’ils rencontrent, saisissent tout le bétail qu’ils trouvent, font une dizaine de prisonniers avant de rentrer chez eux. Un procès s’ensuivra au cours duquel les assaillis de Lamanon gagneront des dommages et intérêts importants.

    Le troubadour Bertrand d’Alamanon

    Bertrand d’Alamanon seigneur du village qui porte encore son nom à l’extrémité Est des Alpilles, fut aussi bien gentilhomme que troubadour. Le poète écrit des chansons. Le politique lance ses diatribes à travers les Sirventès, ces poèmes à la louange ou à la critique de leurs destinataires. En ce treizième siècle où vit Alamanon, les occasions ne manquent pas de lancer quelque pamphlet contre le comte de Provence, bien qu’on lui soit fidèle de ce côté des Alpilles. Ainsi ce passage à la gloire du comte de Toulouse : « Comte du pays de Toulouse, par votre vaillance vous avez effacé et vous avez réparé par votre courage les peines et les pertes, la honte et le préjudice que le seigneur des Baux a essuyés ici ; car vous êtes un comte plein de valeur et de sens, vous êtes un comte qui aime la joie et les amusements et qui est honoré par dessus tous les autres, un comte enfin qui apprécie le mérite et la bravoure ».

    En 1259, Charles d’Anjou comte de Provence, s’empare du monopole de la vente du sel. C’est une nouvelle occasion pour Alamanon de fulminer contre cet impôt qui lui enlève de gros revenus, lui-même vendait le sel cinq fois plus cher qu’il ne l’achetait. Il termine ainsi une sirventès : « Lâches barons, chassez donc ces juifs malhonnêtes, misérables et lâches, et souvenez-vous du sel, sinon, vous ne serez jamais de bons provençaux ».

    Bertrand d’Alamanon avait la satire mordante. Lié à la cour de Provence, il suivra la plupart des déplacements de ses comtes et rencontrera ou fera ses amis de nombreux troubadours. Ainsi Sordel, Peire Bremon, Guiso de Cabanas, Branet et Blacatz. Mais, même si dans quelques-unes de ses chansons il remet le conflit qui l’oppose à un de ses compères au jugement d’une dame, il préféra toujours le combat à l’amour, la politique à la courtoisie.


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