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    Luberon

    Fort de Buoux

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    Description

    Le fort de Buoux
    Depuis le Néolithique, le rocher de Buoux est occupé à des fins défensives. Sur le plateau, la vingtaine de silos qui ont été dégagés sont d’origine protohistoriques. Oppidum des Ligures, des Celto-Ligures, puis des Albiques, on retrouve les traces de la romanisation, ne serait-ce que les tours de guet échelonnées tous les milles sur les flancs du Luberon, de Céreste à Cavaillon ; puis celles des ermites du V° siècle qui suivaient les rites de la liturgie orientale : « Dis-nous ce que tu sais des monastères d’Orient, ce que tu as vu en Palestine et en Egypte », demandait Castor à Cassien.
    Ce sont ensuite les ruines des églises paléochrétiennes de Saint-Germain et de Saint-Pierre qui retiennent l’attention. Au pied du fort un premier village avait dû être édifié, mais les invasions successives ont fait remonter les habitants sur le plateau rocheux.
    La vie du fort que nous connaissons commence au XIV » siècle, lorsque les aptésiens versent deux florins d’or par mois pour entretenir la garnison du fort, mais le fort est beaucoup plus ancien et ses vestiges ont conservé des parties romanes, elles-mêmes recouvrant des parties plus anciennes. Après les défenses contre Raymond de Turenne, le fort est utilisé pendant les guerres de religion. En 1574, les protestants prennent le château commandé par Jean de Pontevès qui se fait tuer, dernier de la garnison, sur le donjon. Les catholiques reprennent la place par la ruse. Pompée de Pontevès, seigneur de Buoux, avait un mort à venger. II invite le capitaine calviniste à dîner avec lui et au sortir de table, le fait arrêter et menace de le tuer si la garnison ne se rend pas.
    Mais l’entretien des troupes coûtait cher, d’autre part le fort n’étant pas sur la frontière ne se justifiait plus. Finalement Buoux fut rasé sur l’ordre de Louis XIV en 1660.
    Visite du fort de Buoux
    On accède au fort de Buoux par un étroit sentier et un escalier creusé dans la roche. Un premier bastion arrête la marche ; près de lui trois habitations creusées dans le roc. Puis un premier rempart percé de meurtrières annonce le XVIme siècle, mais sa porte est du XIIIme. Une première tranchée barre le plateau, taillée dans le rocher. Ensuite les ruines du village de paysans et de bergers rappellent les réfugiés du XIVme et XVme. L’église que l’on rencontre est voûtée en berceau. La maison à deux salles toute proche a une porte du XIIme. C’est autour d’elle que sont éparpillés les silos protohistoriques, mais utilisés par les romains et leurs successeurs comme réserves à grains et de viandes salées. La forteresse proprement dite présente une alternance de défenses du type fossé-mur-fossé-mur. Les fossés qui barrent toute la largeur du plateau servaient en même temps de réserve d’eau. Un troisième fossé est défendu par une tour carrée à trois étages, percée d’archères. dont la porte latérale ne pouvait être atteinte que par un pont volant. Une chicane permet de passer le troisième rempart dont il reste le corps de garde. On reconnaît parmi les murs rasés au XVII » une maison forte, des salles taillées dans le roc, une citerne. Enfin à l’extrémité sud du plateau, défendu par un quatrième fossé se trouve le donjon final, au bord d’un abîme de 80 mètres de haut.
    Mais le plus curieux du fort de Buoux est l’escalier secret. A quelques mètres il est invisible. Il prend naissance sur le rebord sud-ouest du plateau, à quelques pas du donjon. Là, au-dessous d’un passage difficile à franchir, on trouve une volée de 60 marches, larges, bien taillées, qui conduit directement au fond du vallon. Ce passage a dû être précieux à maintes reprises.


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