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    Eygalières


    Description

    Dans un des plus beaux paysages des Alpilles, un très gracieux village étale ses rues tortueuses autour des ruines d’un ancien château.

    L’histoire d’Eygalières, site important d’habitat néolithique, commence avec l’arrivée de la VI° légion romaine qui vient capter les eaux de ses sources pour les conduire par un aqueduc vers Arles et lui donne son nom « Aquileria », la ramasseuse d’eau. Un temple à Sylvanus est alors élevé au point de départ de l’aqueduc. C’est sur ce temple païen des eaux que sera construite au XII° siècle la chapelle Saint-Sixte. Au XIII° siècle, Eygalières est donné par le comte de Provence aux abbesses de Mollégès. Elles revendront ce fief en 1409 à Jean de Louvet qui sera ministre de Charles VII. Sa fille Catherine de Sénas, reçoit Eygalières en dot lors de son mariage avec Jean de Retz. C’est elle qui, libérale, autorise les hommes d’Eygalières à chasser, à disposer des pâturages, des bois et de la montagne. On extrait alors du minerai de fer, on fabrique de la chaux et du charbon de bois.

    A la mort de Catherine, le domaine va aux comtes de Provence, puis après le roi René, il ira par alliance aux Guise-Lorraine. En 1660 Henri de Guise vendra la terre aux habitants d’Eygalières, qui symboliseront leur indépendance en édifiant une horloge communale.

    Pendant la révolution, un arbre de la liberté sera édifié sur la place d’Eygalières et le 26 nivôse de l’an II, ses habitants descendront les cloches des Pénitents, du Rosaire, de Saint-Sixte et de l’église pour les envoyer à Tarascon où elles seront fondues pour en faire des balles destinées aux armées de la révolution. Le 17 fructidor de la même année, la municipalité sera obligée d’acheter cent quintaux de blé et de seigle pour éviter la famine dans le village.

    Les meules a blé d’Eygalières

    Elles sont connues depuis l’antiquité. Les carrières de silex y sont déjà exploitées, lorsque les Romains tailleront les premières meules pour les moulins à farine. Ensuite l’extraction continuera pour atteindre son point culminant au siècle dernier où une seule entreprise faisait travailler plus de cent ouvriers. Les meules étaient alors exportées vers les Etats-Unis, la Russie ou encore la Turquie. Il fallait deux jours à une charrette pour transporter ces meules dont le poids variait entre 120 et 300 kilos, pour atteindre Marseille, le port d’embarquement.

    Les syndics d’Eygalières

    Au XIVe siècle les syndics d’Eygalières discutent de leurs droits avec les religieuses de Mollégès. Ils obtiennent que la Tasque, cet impôt sur les gerbes, soit réduite, que le bannir, le gendarme de l’époque soit nommé par eux. Et que les anciens privilèges soient préservés ; ils pourront ainsi chasser librement les renards, les lièvres, les cerfs et les chevreuils. Une somme d’argent est remise au bannir pour chaque proie, ainsi une perdrix coûte-t-elle trois derniers refforciats.

    La peste de 1720 à Eygalières

    La peste fut la cause de nombreuses mesures sanitaires. Les ordres donnés par les consuls prescrivent le transport des immondices à au moins mille pas de la ville, les étrangers sont interdits à moins d’être munis d’un billet de santé. Quatorze gardes sont armés pour exécuter les mesures prises, on leur fournit des fusils et des épées. Ce sont eux qui brûleront les marchandises suspectes, telles ces six pièces de cadis sur l’ordre du marquis de Caylus venu de Tarascon pour surveiller les mesures de protection. Le Lazaret sera établi à Saint-Sixte dont l’ermite est transformé d’office en infirmier assistant le Dr Gaspard Martin, deuxième consul, et le chirurgien Jacques Piccard. Ce dernier, demandé par les habitants de Mollégès et de Saint-Andiol leur répond qu’il ne viendra pas « tant que son pays aura besoin de ses soins au cas où Dieu voulut nous affliger de ce mal des ardents ».

    La veille de la révolution

    A la veille de la révolution, Eygalières compte 284 feux et 1150 habitants. Il y a aussi trois moulins à huile, quatre moulins à farine, tous sont actionnés par la force hydraulique, trois autres moulins ont des ailes qui tournent au vent.

    Eygalières s’enorgueillit

    Eygalières s’enorgueillit de ses médecins, César Breugne de Valgas qui fut directeur de l’hôpital militaire de Toulon sous l’Empire et Auguste Sat, médecin-major à la bataille de Navarin dont la carrière le conduisit auprès du tsar, puis auprès du sultan de Constantinople, ville où il mourut en 1830.

    La chapelle Saint-Sixte

    Située à l’extérieur du village sur la route d’Orgon domine la route dans un des plus beaux panoramas des Alpilles. En 1629 elle accueillera son premier ermite. Ils seront dix à se succéder, le dernier connu frère Jean Vérédème Allemand, est mort en 1855. Pendant longtemps un pèlerinage rassemblera les provençaux pour la fête de Saint Sixte autour de la chapelle ; il ne cessera qu’en 1914. Enfin, sachons qu’en 1905 le vol de la cloche soulèvera une grande émotion à Eygalières où on en parle encore. Depuis l’association des Amis du vieil Eygalières remet en état avec succès quelques-unes des vieilles demeures de style Renaissance du village.

    Le mas de la Brune

    Exemple typique des constructions de la renaissance qui fleurirent dans les Alpilles. Maison de campagne de la famille des Bruno-Isnard, qui donna plusieurs consuls au village et dont l’hôtel présente encore une belle façade à l’intérieur de la bourgade. Sur la façade soigneusement restaurée du mas de la Brune, nom féminisé de ses constructeurs, la date de 1572 rappelle l’époque de sa construction. On remarque sur l’angle sud-ouest la statue d’une sirène tenant un luth qui « représente le symbole de la puissance de la musique qui lors de la mort inspire aux âmes l’amour des choses célestes en faisant oublier les plaisirs mortels ». Au dessus une inscription dit : « Mortel, vivant, pense et croy que ta fin, sera enfer, ou paradis sans fin ».

    A l’intérieur du mas, transformé en hostellerie, de belles salles se dispersent à partir de l’escalier à vis dont les angles sont décorés de fort beaux chapiteaux.

    Promenade à Eygalières

    On entre dans le vieux village d’Eygalières par la porte de l’Auro. Sur la colline l’église Saint-Laurent est du XII° siècle, malgré son clocher tardif qui la dénature. Plus loin, la chapelle des pénitents reçoit les vestiges patiemment recueillis par les amis du vieil Eygalières. On voit sur la colline d’en face la tour du Prieur, un ancien moulin à vent comme il y en eut tant alentour. Plus haut, la tour carrée du donjon supporte une vierge lourde, voyante et bien neuve. Et puis en redescendant, la tour de l’horloge rappelle le rachat de la terre à Henri de Guise en 1660, prisonnier des Espagnols en Italie.

    Dans la Grand-Rue, on verra en descendant vers le village actuel, l’hôtel Renaissance des Bruno-Isnard, consuls de la cité. Des artisans d’art et des antiquaires ont remplacé les anciens bourgeois et redonnent au site splendide une vie paisible et chaleureuse.

    La chapelle Saint-Sixte

    Lorsqu’on sort du village sur la route d’Orgon à une demi-lieue une des plus belles chapelles des Alpilles attend, dans la poésie de son mamelon où fleurissent les amandiers. Lieu de pèlerinage, Saint-Sixte a gardé un brin de la magie qui décida les Romains à élever ici un temple dédié à l’eau bienfaisante. Une source importante jaillissait ; elle a été le départ de l’aqueduc d’Arles qui cernait la côte nord des Alpilles sur des dizaines de kilomètres.

    Saint-Sixte, merveille des Alpilles, symbole de la fusion entre le rocher, partout présent, et l’homme qui voulut l’habiter.


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