• LES GARANTIES PROVENCEPASS :
  • Les meilleures
    attractions de Provence

    Visites, loisirs, sorties
  • Prix en ligne
    le plus bas

    Meilleure offre Internet !
  • Réservation simple
    et rapide de tickets

    Paiements sécurisés

    Avignon

    Barbentane

    Plus de visites & activités pour :

    Description

    Perchée sur une avancée des collines, l’ancienne Belinto descend peu à peu vers la plaine, vers la Durance enfin jugulée. On dit que le nom de Barbentane tire son origine de l’île de Barban, dont les habitants chassés par une inondation seraient venus se réfugier sur la hauteur emmenant leur nom avec eux.

    Mais du relais romain au château du roi Boson construit vers 879, la dernière étymologie intéressante est donnée par Frédéric Mistral qui fait dériver le nom d’une fleur commune dans la région : l’Erbo de la Barben.

    Des archevêques d’Arles à celui d’Avignon, les pouvoirs seigneuriaux s’appesantissent sur Barbentane qui obtient toutefois le droit de construire un pont sur la Durance, permettant à ses habitants de poursuivre leur rôle de passeurs de la grande rivière.

    Trois coseigneurs se partagent alors le pouvoir temporel, l’archevêque d’Avignon, les Robin et les Puget. En 1362 les Tard-Venus, brigands dévastateurs font leur apparition. Vingt ans après, le désastre recommence avec les pillages de Raimond de Turenne (voir les Baux). Mais cette dernière razzia fut moins meurtrière. Depuis 1365 Anglic Grimoard, cardinal, frère du pape Urbain V d’Avignon, a obtenu de frapper monnaie à Barbentane et fait construire un puissant château fort dont il ne reste que la grande tour dite « Tour Anglica », qui lui coûta 4.000 florins.

    Louis XIV loge à Barbentane lors de son passage en 1660 dans la demeure du baron Jean de Chabert. Cinq ans plus tard, l’archevêque de Marinis fait restaurer la tour.

    La peste de 1720 fait fuir les parlementaires des Etats de Provence qui viennent se réfugier dans la ville. La révolution voit démolir le château vendu comme bien national ; l’année suivante, 1793, les Allobroges descendus par la vallée du Rhône attaquent la ville, mais sont repoussés.

    Enfin en 1843, ce sont trois cents carlistes espagnols émigrés qui se réfugient à Barbentane.

    Promenade dans Barbentane

    On accède au vieux village enserré dans ses ruelles tortueuses des anciens remparts par la porte Calendale. On parvient ainsi à l’église, édifice commencé au XIII° siècle, mais terminé en 1407. Elle a subi des ajouts au XVI° avec la nef latérale gauche, puis celle de droite au siècle dernier. Le clocher est de la fin du XV° siècle, mais la flèche fut démolie pendant la révolution. Remarquer la forme assez curieuse du porche.

    En face de l’église, « la maison des chevaliers » est l’ancienne mairie. Elle se caractérise par une tour à pans et de belles arcades de la Renaissance.

    En poursuivant la traversée du village, on passe sous la porte Séquier à quelques mètres de la tour Anglica.

    Côté plaine, on peut visiter le château des marquis de Barbentane. Construit au XVIII° siècle par Balthazar du Puget, ambassadeur de France à Florence, sa façade porte des pots à feu caractéristiques. Les pièces de réception montrent de très belles voûtes plates et un magnifique mobilier ancien. Le parc est vaste, encadrant une terrasse couronnée de balustres et décorée de corbeilles de fruits et de chimères.

    Sur la route de Frigolet, en débouchant sur le plateau, se dresse à gauche le moulin de Bretoule, seul survivant des sept moulins à vent de Barbentane. C’est aussi un des rares moulins de Provence à avoir été conservé à peu près intact.


    Avis (0)

    Avis


    Il n’y pas encore d’avis.

    Donnez votre avis “Barbentane”