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    Luberon

    Abbaye de Sénanque

    €7,50

    En plein cœur du Vaucluse, en pleine nature provençale, colorée et pleine de senteurs, se dresse l'abbaye Notre-Dame de Sénanque. Nous sommes à quelques kilomètres au nord de Gordes, dans la splendide région du Lubéron.

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    Adresse

    Ville

    Gordes

    Code postal

    84220

    Téléphone

    04 90 72 05 86

    Email

    visites@senanque.fr

    Site web

    http://www.senanque.fr/

    Geolocalisation


    Description

    En plein cœur du Vaucluse, en pleine nature provençale, colorée et pleine de senteurs, se dresse l’abbaye Notre-Dame de Sénanque. Nous sommes à quelques kilomètres au nord de Gordes, dans la splendide région du Lubéron. Permet les trésors architecturaux de Provence, on dénombre trois abbayes cisterciennes remarquables, l’abbaye de Silvacane, l’abbaye du Thoronet, et la plus célèbre d’entre toutes, l’abbaye de Sénanque. Le cadre à lui-seul justifie que l’on fasse le détour par la route de campagne qui mène à l’abbaye : succession de bois et garrigues, champs de lavande éclatants, jusqu’à atteindre ce vallon calme et isolé où s’écoule un ruisseau, la Sénancole. C’est de ce dernier que l’abbaye tire son nom, Sénanque ayant pour signification  »bonne eau ». Une eau qui permit aux moines cisterciens de s’établir ici au XIIe siècle, date de fondation de l’abbaye de Sénanque et période de forte croissance pour cet ordre religieux chrétien. L’abbaye ne tarde pas à prospérer, se développant sans cesse et accumulant de nombreuses richesses. L’histoire de l’abbaye se complique à partir du XVe siècle, entre guerre de religions, révolution, changement de propriétaire, départ des moines et affaiblissement de la communauté, etc… Aujourd’hui, l’abbaye de Sénanque accueille de nouveau et de façon durable une petite communauté de moines cisterciens. Une véritable vie monastique s’y déroule, messes, homélies, mais aussi retraites, en groupe ou en individuel. L’Hôtellerie de l’abbaye prend alors en charge les personnes désireuses de partager un temps la vie religieuse de l’abbaye. Les repas se prennent en silence ! L’abbaye de Sénanque accueille également les visiteurs désireux de découvrir son organisation et son architecture. Construite en 1158, elle se caractérise par son style roman d’une remarquable sobriété. Les points d’orgue de la visite seront assurément l’église abbatiale et le cloître (la salle capitulaire, le chauffoir et le dortoir sont également ouverts au public), le tout dans une atmosphère de quiétude incomparable. Les visites de l’abbaye de Sénanque sont guidées et s’effectuent sur réservation.

    La plus belle des trois soeurs cisterciennes de Provence se dissimule au fond de la vallée de la Sénancole, ruisselet qui a laissé son nom à la liqueur fabriquée autrefois par les moines.
    Une même recherche de la simplicité anime les monastères de l’ordre de Cîteaux et malgré cette mesure, Sénanque est plus belle et plus riche. Venant de Gordes, le visiteur se penche par-dessus le muret de pierres qui borde la route étroite ; il regarde le site, la roche nue alentour et les toits de l’abbaye couverts de cette même pierre. Sénanque est comme un animal caché par son pelage, elle intègre ses constructions dans ce cadre de falaises et d’éboulis.
    C’est que l’abbaye avait une mission à remplir, une certaine façon de vivre en religion à sauver. Alors que les bénédictins de Cluny bâtissent des églises et des couvents vastes comme des cathédrales et développent une liturgie pompeuse, saint Bernard et ses moines blancs reviennent aux préceptes rigoureux de la prière dans la solitude.
    Dans cette vallée à l’écart, froide, caillouteuse, les cisterciens édifient un monastère qui échappera aux regards. En ce XIIme siècle, aucune route ne parvient au coeur du massif du mont Amaron. Les pierres de taille sont rares, il faut les faire venir à dos de mulet par un sentier qui dévale la pente. Alors le maître d’oeuvre s’est tourné vers le matériau qui jonche le sol, cette pierre sèche qui tient la terre des cultures en terrasse et dont sont faites les bories de la région.
    C’est pourquoi le toit de l’abbaye de Sénanque résume la perfection de l’esprit cistercien et épouse parfaitement son cadre. Cette beauté est répandue dans tout l’édifice. Le nef de l’église est un berceau sur lequel aucun arc doubleau ne vient rompre la netteté du vaisseau au long des cinq travées. Ici la richesse d’invention se joint à la beauté pure. Le clocheton carré, au sommet pyramidal est tout aussi recherché, puisqu’il sait dans sa juste proportion, remplacer les clochers vertigineux bannis par l’Ordre.
    L’harmonie se retrouve dans les galeries du cloître. Les colonettes qui supportent les arcs sont simples, mais d’une rare élégance. Les piles lourdes ont cédé leur place à des fûts jumeaux dont les chapiteaux s’ornent de palmettes, de feuilles ou de volutes.
    Ce sont les moines de l’abbaye de Mazan en Ardèche qui sont venus à l’appel d’Alfan, évêque de Cavaillon, s’établir à Sénanque. C’était le 28 juin 1148. Seigneurs de la vallée, Giraud de Simiane et Bertrand Raimbaut en laissent la propriété aux moines deux ans plus tard. Dès lors la construction du monastère commence et sera menée avec vigueur à son terme en une cinquantaine d’années, sous la direction de son premier abbé, Pierre, qui disparaît en 1184.
    Les cisterciens connaissent aux XIVme et XVme siècles un relâchement général, jugulé par le retour aux sources de l’abbé Jean Casaletti qui, de 1475 à 1509, remet la Règle en stricte observance et fonde en Avignon le collège de Sénanque pour recruter de nouveaux moines et leur faire suivre les cours de la faculté de théologie de la cité pontificale.
    Au XVIme siècle le soulèvement général des vaudois de la région et leur répression sème une vague de massacres au cours desquels l’abbaye est pillée et incendiée en partie en 1544.
    Les bâtiments ne seront remontés que sous Armand de Béthune, abbé de 1683 à 1712, et la reconstruction achevée sous l’abbé Papot.
    A la révolution, l’abbaye est vendue comme bien national. En 1854 les Bernardins de l’Ermitage de la Cavalerie, situé près de la Bastide des Jourdans, reprennent possession du monastère et bientôt recèdent les lieux aux cisterciens.
    Mais depuis quelques années ceux-ci sont repartis. Leur ordre a regroupé la petite communauté de Sénanque et celle de Lérins. L’abbaye est aujourd’hui le siège de la fondation Paul Berliet, qui y a installé les collections sahariennes de la firme lyonnaise. En même temps d’importants travaux d’aménagement et de restauration ont été entrepris. L’abbaye est devenue un haut lieu touristique de la Provence mais on ne s’y contente pas d’accueillir le visiteur. Un cercle d’études romanes organise réunions, séminaires et conférences. Une hôtellerie permet de séjourner et des concerts réunissent souvent les amateurs de musique ancienne. Une autre vie a commencé pour Sénanque ; mais peut-être n’est-ce là qu’une nouvelle forme d’art sacré.
    L’église de Sénanque
    L’église de Sénanque a été construite suivant un axe nord-sud au lieu d’être orientée. L’étroitesse de la vallée a suscité cette différence dans le plan classique de l’abbaye cistercienne.
    La nef est un berceau brisé sans structure qui puisse arrêter le regard obligatoirement dirigé vers l’autel. Cinq travées latérales, voûtées en quart de cercle, ouvrent sur la nef par des arcades portées par des piles cruciformes. Seules les impostes qui délimitent la remontée des voûtes sur les murs apportent une sorte d’agrément à la nef.
    La croisée du transept est trapézoïdale ; elle supporte une coupole montée sur trompes. L’architecture de Sénanque est d’ailleurs originale. Les deux bras du transept sont larges, voûtés en berceaux brisés ; de part et d’autre du choeur, deux chapelles hémisphériques sont prises dans le mur droit. Elles sont voûtées en cul-de-four tout comme l’abside.
    Notons que la couverture de pierres sèches repose directement sur les voûtes, et que le clocheton est ajouré sur chaque face d’une baie en plein cintre coupée à hauteur de l’arc d’une pierre plate soutenue par une colonnette au chapiteau feuillu. Au fond du bras oriental du transept, se trouve l’enfeu de Geoffroy de Venasque bienfaiteur de l’abbaye.
    Le cloître de Sénanque
    Sa simplicité est compensée par les colonnettes jumelles dont les chapiteaux sculptés de feuillages, de volutes et de torsades sont élégants et légers. Les arcatures qui reposent sur les colonnettes sont inscrites dans de grands arcs. Quatre arcs forment une travée du cloître dont les galeries sont couvertes de voûtes en plein cintre. A chaque angle se trouvent deux piliers carrés.
    Au nord, un passage conduit vers le jardin, entre le chauffoir et la salle capitulaire.
    Le chauffoir du cloître de Sénanque
    Il avait la double fonction de salle unique où on pouvait faire du feu, et de salle des moines. Quatre voûtes d’arêtes reposent sur une colonne centrale au chapiteau décoré de feuilles stylisées. La cheminée monumentale est encore en place avec son manteau en demi-cercle. On remarquera à l’extérieur qu’elle n’est pas seule à se terminer en tuyau rond couvert d’un chapeau conique.
    La salle capitulaire du cloître de Sénanque
    Elle ouvre sur la galerie nord du cloître. Deux baies géminées flanquent de part et d’autre la porte d’entrée. Au centre deux piliers carrés reçoivent les ogives des voûtes faites de deux tores accolés, alors que les doubleaux n’en ont qu’un. Tout autour, des bancs en gradins recevaient l’assemblée des moines.
    Le dortoir du cloître de Sénanque
    Au-dessus du chauffoir et de la salle capitulaire se trouve le dortoir auquel on accède par un escalier jouxtant le passage vers le jardin. C’est dans la voûte de cet escalier qu’est gravée la main ouverte dont le symbolisme passionne les chercheurs.
    Cette immense salle, en berceau brisé soutenu par des arcs doubleaux, possédait elle aussi une cheminée, fait rare pour l’époque. Un deuxième escalier ouvrait naguère directement dans l’église. A l’est se trouvait la chambre de l’abbé, alors qu’à l’ouest un oculus encadré de douze lobes éclaire le dortoir. Les latrines placées au-dessus de la rivière communiquaient par un couloir aujourd’hui muré.
    Le réfectoire du cloître de Sénanque
    Parallèle à la nef de l’église, le réfectoire est une grande salle dont la voûte en berceau a dû être reconstruite à la suite de l’incendie allumé par les vaudois en 1544.
    Le reste de l’abbaye, aile des convers, logement de l’abbé, appartements des hôtes, n’ont été reconstruits qu’à la fin du XVIIme siècle ; les fenêtres en sont rectangulaires et la porte de la façade en marque le style.


    informations pratiques

    Prix plein tarif

    7,50

    Informations tarif

    Adulte : 7.50 € Étudiant (de 18 à 25 ans) : 5 € Enfant (de 6 à 17 ans) : 3 € Gratuit pour les moins de 6 ans

    Dates et horaires d´ouverture

    Possibilité de visite non guidée entre 14h30 et 17h selon affluence (effectif limité), silence exigé, même tarif, individuels uniquement.

    Acheter vos places

    http://www.visitesenanque.oxatis.com/

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