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    Arles

    Abbaye de Saint-Roman

    €5,00

    Dans le département du Gard, aux environs de Beaucaire, à quelques kilomètres au nord de la ville, l’abbaye de Saint-Roman de l’Aiguille fait partie des visites incontournables de la région. Creusée directement dans un m…

    Plus de visites & activités pour : Étiquette :

    Adresse

    Adresse

    Chemin de l Abbaye de Saint-Roman

    Ville

    Beaucaire

    Code postal

    30300

    Site web

    http://www.abbaye-saint-roman.com/

    Geolocalisation


    Description

    Dans le département du Gard, aux environs de Beaucaire, à quelques kilomètres au nord de la ville, l’abbaye de Saint-Roman de l’Aiguille fait partie des visites incontournables de la région. Creusée directement dans un massif de calcaire clairsemé de grottes, il s’agit d’un exemple très rare en Europe Occidentale d’abbaye troglodytique, c’est à dire construite à même la roche ! C’est sur le massif de l’Aiguille que se trouve le site de l’abbaye de Saint-Roman. Un site occupé depuis la préhistoire par des populations de chasseurs-cueilleurs, utilisant les grottes calcaires du massif comme refuges. Ce n’est que bien des siècles plus tard que des ermites s’installent à leur tour sur la colline de l’Aiguille, à la fin du Ve siècle. C’est alors que débutent des travaux peu communs : les moines décident de creuser directement le roc afin d’y aménagé une chapelle et des cellules… Un procédé qui n’est pas sans rappeler les monastères troglodytiques chrétien de l’Orient, comme il en existait en Cappadoce par exemple. L’abbaye de Saint-Roman se développe ainsi dans la colline de l’Aiguille : les différents éléments de l’abbaye sont créés à partir des cavités préexistantes. La communauté monastique devient bénédictine aux alentours du VIIe siècle, et l’abbaye, à laquelle sont accordés d’importants privilèges, prospère jusqu’au XIVe siècle. C’est à cette période que l’abbaye, qui entame une phase de déclin, est profondément modifiée : la colline de l’Aiguille est fortifiée, puis revendue au XVIe siècle à un particulier qui décide d’y construire un château, démantelé par la suite au XIXe. Puis l’abbaye sombre peu à peu dans l’oublie général… jusqu’en 1960, lorsque le site est fouillé puis classé Monument Historique. Consolidée, l’abbaye de Saint-Roman est aujourd’hui ouverte à la visite, en individuel ou en groupe. Il est possible de faire appel à un guide conférencier. Outre l’intérêt architectural et historique du lieu, une vue exceptionnelle sur les environs s’ouvre depuis le sommet haut du rocher de l’Aiguille.

    Saint Roman est mort vers 460 après avoir fondé un célèbre ermitage dans le Jura. C’est sans doute à la suite de celui-ci que de nombreux prieurés portent ce nom. C’est le cas pour Saint-Roman-d’Argence, au-dessus de Beaucaire, dont on pense qu’il fut fondé par des disciples de Saint Roman à la fin du V° siècle. La plus ancienne date qui nous soit connue par les manuscrits est 1102, à laquelle Gibelin, archevêque d’Arles attribue à l’abbaye quinze églises alentours à : Tarascon, Beaucaire, Aramon, Montfrin, Aix, Pertuis, Sisteron, Maguelone. Saint-Roman avait donc une grande importance régionale. Pourtant cela n’empêche pas son rattachement à l’abbaye de Psalmodi, près d’Aigues-Mortes, un siècle plus tard. Les moines de cette dernière l’échangeront en 1538 à un nommé François Conseil dit Nicolas. L’abbaye souterraine devient alors un fort qui surveille le Rhône. Il sera l’objet d’une bagarre assez curieuse entre catholiques et protestants. En 1574, le propriétaire de Saint-Roman, catholique, décide de remettre sa propriété aux mains des protestants. Puis, machiavélique, il tente de reconquérir son bien avec quelques amis qu’il a introduits dans la place, le capitaine Minguette, le sergent Roche, Rivière dit le Rat, Cassole. La tentative échouera. François Conseil se tue en sautant la falaise pour échapper aux protestants, seul Cassole réchappe au massacre et court avertir les gens de Beaucaire,

    A partir de 1575 le fort aura une garnison entretenue par Nîmes, se composant d’une dizaine de soldats.

    Saint-Roman est juché sur un des trois pitons appelés Tripe Levade. L’un a gardé le nom de l’abbaye, l’autre se nomme l’Aiguille, le troisième porte l’appellation de Tripe Levade.

    Lorsqu’on arrive à l’abbaye souterraine on est accueilli par la base d’une échauguette qui trône au sommet d’un pan de rempart en ruine. Les murs d’autrefois se sont éboulés dans les fossés, néanmoins on peut encore visiter la chapelle troglodytique creusée dans le roc. Longue de seize mètres, large de six, elle est close par un mur latéral. La voûte en plein cintre a disparu, laissant s’écrouler le plancher de la chapelle haute.

    On monte ensuite à l’intérieur même du piton rocheux, dans la grande salle capitulaire soutenue par des colonnes de rocher ménagées lors de l’exécution. On y est surpris par l’abondance des tombes creusées à même le sol. Des absidioles latérales servaient peut-être de cellules, un siège creusé sur l’un des côtés révèle la place occupée par le père abbé ; il est décoré de sculptures primitives. Sur un mur des niches sont creusées. Dans une galerie latérale, des cuves cylindriques devaient servir de silos à grain.

    Mais c’est sur le plateau que l’abbaye, qui prend dans la salle de réunion toute sa valeur spirituelle, montre ses qualités. On est au sommet d’une de ses collines, qui longent le Rhône. De l’autre côté du fleuve, Vallabrègues enserrée dans une courbe, au sud de Beaucaire. Toute la région s’étale aux pieds du visiteur. Les pins ont poussé à l’emplacement de l’ancien logis seigneurial. Des citernes sont creusées dans le rocher. A l’angle nord-est, entre deux bases de murs, des tombes sont alignées, vides, belles dans leur calcaire patiné par le vent. Le Rhône tumultueux a disparu, remplacé par l’immense canal voulu par notre époque. Le barrage de Vallabrègues est juste au-dessous de l’abbaye avec son canal de dérivation qui conduit à l’écluse et à l’usine hydro-électrique, et sur ce Rhône désespérant de calme, statique, quelques automoteurs se croisent.

    Une description de 1819 rapporte que le château était encore debout après la Révolution ; « deux corps de bâtiment couronnés de créneaux… » Au milieu du XIXe siècle, les Raousset-Bourbon, propriétaires des lieux, vendent le domaine et dont raser la partie supérieur du château. Depuis, l’abbaye souterraine s’est abimée, jusqu’à ce que les Beaucairois redécouvrent un jour sa beauté, et commencent à fouiller, à dégager les salles, à retrouver l’habitat troglodytique. Maintenant dégagée l’abbaye se visite tous les dimanches après-midi.

    Saint-Roman

    Saint-Roman a eu son chantre. Le beaucairois Théodore Mavrazel écrit en 1837 un drame nocturne de quatre heures intitulé : « Les fiancés, ou les ruines de Saint-Roman ».


    informations pratiques

    Prix plein tarif

    5,00

    Informations tarif

    Adulte individuel : 5,50 euros – Adulte réduit (demandeurs d’emploi, enseignants et étudiants) : 4,50 €

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