L’histoire d’Arles

Oppidum celto-ligure durant l’Antiquité, Arles finit par entrer dans le giron de l’Empire romain lors de son inclusion en 118 avant Jésus-Christ à la gaule Narbonnaise, province romaine couvrant toute la Provence. Cette annexion fait suite à l’aide portée par les troupes romaines aux colons grecs de Massilia, actuelle Marseille, afin de faire face aux barbares menaçant le commerce entre ces deux alliés.

En 49 avant Jésus-Christ, Jules César, en pleine conquête de la Gaule, se heurte aux anciens alliés de Massilia. Arles se range judicieusement du côté des futurs vainqueurs. La cité devient colonie romaine en 46 avant Jésus-Christ. Ainsi débute une période florissante pour Arles, qui bénéficie de l’attention des Romains : construction de remparts, du Théâtre Antique, de l’amphithéâtre, ainsi que les actuelles Arènes d’Arles. Un patrimoine antique aujourd’hui classé au patrimoine mondial par l’Unesco.

Si Arles conserve son importance au IVe siècle sous l’empereur Constantin, les coups de boutoir des invasions barbares finissent par avoir raison de l’emprise des Romains sur la Provence. Les Wisigoths occupent Arles à la fin du Ve siècle. Le Haut Moyen-Âge qui s’ensuit correspond à une période trouble pour Arles, qui passe sous diverses juridictions, dont celle des Comtes de Provence puis du Saint-Empire romain germanique au XIe siècle.

Ceci n’empêche pas la ville de se développer sur le plan économique au cours du XIIe siècle, comptant notamment sur le commerce du sel et ses activités maritimes. Arles compte ainsi jusqu’à 15000 habitants et jouit d’une belle prospérité jusqu’au XIVe siècle. La peste noire sera un épisode marquant de l’histoire de la ville, entraînant un très fort recul démographique, Arles perdant de sa superbe au XVe siècle.

Au XVIe siècle, Arles est rattachée au Royaume de France. La ville connaît un second souffle, des aménagements mettent en valeur son territoire, des hôtels particuliers style renaissance viennent embellir le centre. Arles continue ainsi son existence jusqu’à la Révolution Française, bien que perdant au fil du temps tout pouvoir politique au profit de son archevêché. A la Révolution, Monnaidiers (partisans de la Révolution) et Chiffonistes (partisans de l’Archevêque) s’affrontent, jusqu’en 1792 où une armée républicaine vient mettre fin à toute rébellion arlésienne.

Au XIXe siècle, l’activité industrielle se développe à Arles, qui devient une ville ouvrière. En parallèle, son patrimoine historique est restauré et mis en valeur. Durant la Seconde Guerre Mondiale, des bombardements endommagent certains quartiers de la ville, reconstruits par la suite. Suite aux crises traversant le secteur secondaire à la fin du XXe, Arles se tourne notamment vers la culture.

 

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