L’histoire d’Aix en Provence

Les origines d’Aix-en-Provence remontent à l’Antiquité, lorsque la ville est fondée sous l’impulsion des Romains alliés à Massilia, l’actuelle Marseille. Cette colonie grecque fait en effet appel à Rome pour la protéger des peuples barbares menaçant ses activités, au IIe siècle avant Jésus-Christ. Le consul romain Gaius Sextius Calvinus vient à la rescousse, et décide de créer Aquae Sextiae, les eaux de Sextius, à l’emplacement de l’actuelle Aix.

Ce qui était à l’origine un camp militaire évolue rapidement en une ville florissante, qui servira en premier lieu à défendre la voie de commerce entre Massilia et Rome. Ainsi, une grande victoire est remportée sur les Teutons, au pied de la Montagne Sainte-Victoire, en 102 avant Jésus-Christ. Témoins de l’importance de la cité, des remparts sont dressés et ainsi qu’un théâtre antique. Mais la paix offerte par le statut de colonie romaine s’érode à la suite des invasions barbares : Aix voit se succéder en son enceinte Wisigoths, Francs, Lombards et Sarrasins au VIIIe siècle.

Aix-en-Provence passera à partir du XIe siècle sous la juridiction des Comtes de Provence. Au XIIe, elle devient même leur lieu de résidence, primant ainsi sur Avignon ou Arles. Aix devient alors la capitale de la Provence, notamment sous le règne du roi René (1409-1480), Comte de Provence. Ce dernier, souverain respecté et efficace, entraîne un véritable âge d’or pour la cité, qui se développe sur tous les plans : économique, commercial, architectural, mais aussi dans le domaine des arts et des lettres, le bon roi René s’entourant d’une cour d’intellectuels.

Ainsi s’écoule le XVe siècle, avant que la Provence ne soit rattachée au Royaume de France, en conservant cependant une certaine autonomie : le Parlement de Provence se tient à Aix jusqu’à la Révolution Française. Durant la Renaissance, Aix-en-Provence poursuit une existence tranquille, voyant se succéder différents aménagements urbains, comme la construction de fontaines, de places et d’hôtels particulier.

La ville prendra peu à peu le visage qu’on lui connaît aujourd’hui : le quartier Mazarin est fondé sous l’impulsion de cet archevêque aixois, au sud des anciens remparts. Un espace de promenade est conservé entre la vieille ville et ce nouveau quartier, qui donnera naissance au Cours Mirabeau, baptisé ainsi en 1876. Ces aménagements urbains n’en valent pas moins à la ville le surnom de belle endormie au XIXe, Aix coulant des jours tranquilles…

C’est à cette période que naît la plus illustre figure aixoise, Paul Cézanne (1839-1906), artiste peintre largement inspiré par sa ville et sa région (la Montagne Sainte-Victoire notamment), qui naquit et mourut à Aix-en-Provence.

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