Guide et histoire de Tarascon

« Tarasco », cette bourgade des Saliens est remplacée en 74 avant notre ère par une colonie de Grecs de Marseille. Elle sera une des premières à être évangélisée grâce à Sainte Marthe.

Après l’échec de son siège devant Avignon, Clovis viendra implorer les reliques de la Sainte. Puis les Sarrasins campent dans la ville en 972.

Urbain II en 1096 cède à la demande d’Etiennette de Provence et fait construire l’église et l’hôpital Saint-Nicolas en mémoire de son fils.

C’est entre 1140 et 1150 que les chevaliers et les prud’hommes de Tarascon profitent des guerres baussenques pour s’affranchir des droits politiques de leur suzerain et créer leur propre gouvernement en nommant des consuls.

En 1226, Raymond Bérenger IV de Provence, se fait pourtant céder le consulat de Tarascon pour mieux tenir cette place frontière face à Beaucaire, mais les Tarasconnais qui tiennent à leur liberté, courent aux armes. Il faudra recourir à l’arbitrage de l’envoyé de Frédéric II Empereur d’occident, le podestat d’Avignon Perceval Doria, pour que le comte de Provence en dépit de ses droits de souveraineté remette le consulat entre les mains de la communauté ; nous sommes en 1233.

Un château s’élève sur le rocher qui borde le Rhône. Bientôt il subit un siège violent. Bertrand Du Guesclin, « Bertrandis de Cliquino » comme l’appellent en dérision les gens du Midi qui lui en veulent d’avoir fait passer les grandes compagnies chez eux, revient d’Espagne où il a été fait prisonnier par le prince de Galles qui combat pour le roi d’Aragon. Libéré sur parole contre l’énorme rançon de 100.000 florins d’or qu’il a lui-même fixée, Du Guesclin franchit les Pyrénées à la recherche de la somme fabuleuse. Il va commencer à la gagner en se louant auprès de Louis 1er d’Anjou, comte de Provence, qui est en train de faire le siège de Tarascon et ne parvient pas à emporter la place, pour faire reconnaître son autorité.

Du Guesclin prend les choses en main en 1368. Les catapultes claquent, la peur grandit chez les défenseurs du château avant que le foudre de guerre ne demande à parlementer. Il menace de couper la tête à tout le monde, de leur faire les pires misères. Devant ces menaces, les Tarasconnais résistent encore quelques heures puis se rendent le 8 avril.

Le monopole du sel a Tarascon vers 1150

« A Raimond Béranger comte de Barcelone, roi d’Aragon, Raimond de Mollnels, salut.

Sachez que l’entrepôt de sel de Tarascon est très mal en point à cause des entrepôts de sel qui se font à Berre (appartenant au seigneur des Baux) et à Salon (propriété de l’archevêque d’Arles), et en d’autres lieux de votre terre. Commandez donc, s’il vous plaît, que personne n’ait le droit d’entreposer et d’acheter d’autre sel que le vôtre à Tarascon, et commandez de même par ordre exprès que personne n’ait le droit de transporter du sel par mer à Montpellier, si ce n’est le vôtre ».

Raimond Ghila de Tarascon

Dominicain fameux au XIIe siècle. Au XIVe, c’est Emmanuel de Tarascon qui enseigne à Orange les mathématiques, l’astrologie et la médecine. Il écrit un traité d’astronomie : « Les six ailes ».

Le cabinet de curiosités

Appartenant au colonel d’Ornano, agent royal chargé de gouverner le château de Tarascon, le cabinet attire beaucoup de voyageurs vers la fin du XIVe siècle, du moins est-ce Thomas Platter qui l’affirme pour l’avoir vu lors de son voyage entre Bâle et Montpellier.

La légende dorée et Sainte-Marthe

La Légende Dorée est le recueil de vies des Saints écrit par le dominicain Jacques de Voragine, né à Gênes vers 1230 et qui sera béatifié en 1816. Provincial de son ordre en Lombardie, sa notoriété est à l’origine de l’extension de l’histoire de la Tarasque et de sa capture par Sainte Marthe. Voragine s’est fait l’écho des légendes du Moyen-Age et les a transmises sans doute en les embellissant ; mais l’histoire de Tarascon n’eut pas été complète sans le récit merveilleux.

Le château du Roi René

En 1400, Louis II d’Anjou ordonne la construction du nouveau château de Tarascon, celui que l’on visite aujourd’hui. Le travail est confié à Jean Robert qui tire les pierres de taille des carrières de Beaucaire et de Fontvieille.

Place forte gardant la frontière provençale face à la terre de Languedoc, la nouvelle forteresse va mélanger agréablement l’art militaire et l’agrément de la Renaissance. Chef-d’oeuvre démontrant la puissance des princes d’Anjou comtes de Provence, la construction du château sera poursuivie par Louis III avant d’être achevée par le roi René.

Duc de Bar et de Lorraine, René commence sa carrière en étant prisonnier du duc de Bourgogne à la suite d’une malheureuse bataille. C’est alors qu’il hérite de la Provence à la mort de son frère Louis.

Pendant qu’il était prisonnier, sa femme, Isabelle de Lorraine, vient en Provence prendre possession du comté. Elle fait dessiner le plan du château par un peintre architecte de Salon, André de Sainte-Marie, dit Nostradamus. Le roi René lorsqu’il vit ce plan fut si content qu’il octroya 25 ducats à l’artiste.

La construction se poursuivit alors avec les ajouts que le peintre, acquis aux idées de la Renaissance, y avait placés. Mais remarquons que cinq ans plus tôt l’histoire de Nostradamus, deux sculpteurs célèbres, Simon de Beaujeu et Jacques Morel, travaillent aux sculptures du château.

Laugier Sapor

Evêque de Gap et chancelier de Provence est emprisonné au château de Tarascon sur l’ordre de Louis III de Provence, durant quatorze mois entre 1425 et 1427. Le riche évêque de Gap, s’il travaillait beaucoup dans son diocèse, vivait souvent dans son château de Châteaurenard dont il avait acheté les deux tiers à la reine Yolande. Mais accusé de malversations, n’était-il pas l’intermédiaire attitré des Marseillais, lorsque ceux-ci  à court d’argent engageaient chez les prêteurs d’Avignon leurs reliquaires et leurs objets précieux ? Un mandat d’arrêt fut lancé contre lui. A ce moment il achète une galère, « la Cambarossa » qu’il fait charger de vivres… à envoyer aux troupes de Naples, ou bien destinées à s’enfuir. Toujours est-il que de passage à Tarascon les officiers de la justice royale et nonce apostolique l’arrêtent et le mettent en prison au château. Il n’y recevra personne durant plus d’une année. C’est à peine s’il apprend de quoi on l’accuse officiellement : d’avoir lancé un défi à Henri de Révilhac, du meurtre de Pierre de Pigna et de son épouse Richarde, d’avoir vécu maritalement avec la soeur du seigneur de Lanza qu’il avait épousée déjà veuve avant d’être nommé évêque. Son procès n’aura jamais de solution, car Laugier Sapor profite d’une émeute des Tarasconnais, qui le 11 juin 1427 envahissent le château, pour s’enfuir et se réfugier à Saint-Roman sur la rive droite du Rhône. Son complice, Pons de Raousset, lui, a été puni et a eu la tête tranchée.

Finalement Laugier Sapor sera destitué de son siège épiscopal de Gap, mais recevra en échange celui de Maguelone.

Le Pas de la Bergère

Le roi René fait son premier voyage à Tarascon en 1437. Il y revient dix ans plus tard pour donner dans son château des bords du Rhône une des plus belles fêtes de son temps.

Le « Pas de la Bergère » donné en 1449 est décrit en vers par Louis de Beauvau sénéchal du roi. Toute la noblesse des états de René, roi de Sicile, de Jérusalem et de Hongrie, comte d’Anjou et de Provence, duc de Lorraine et de Bar, participe aux joutes et aux tournois, aux danses et aux jeux. Tous les jours de midi à six heures se déroulent des tournois. Le vainqueur sera Ferry de Lorraine qui reçoit d’Isabelle de Lénoncourt, bergère-reine de la fête, une baguette d’or et un diamant de cent écus que galamment il lui offre.

La bergère règne sur une cabane de verdure au milieu des fleurs, des agneaux et des bergers, tous nobles et tous déguisés. « Ce ne fut pas sans de vifs regrets que les chevaliers s’éloignèrent des belles provençales », racontent les historiens du temps qui ajoutent, coquins : « Aucuns aussi d’amourettes parlèrent ».

Comment pouvait-il en être autrement en un lieu où on habillait les bergères de robes en damas gris et où le cordonnier de Tarascon ne fit jamais tant de chaussures à la poulaine.

Tarascon fut vraiment pour le roi René une terre de plaisirs et de délassement. Il y avait sa pinasse, soigneusement entretenue par le charpentier Escarniche, pour ses promenades sur le fleuve. Son jeu d’échecs en ivoire l’attendait le soir. Mieux, il crée l’ordre des « Chevaliers de la Tarasque ». Tous les ans une grande fête populaire rassemble les corporations. Les jardiniers font pleuvoir sur la foule de la graine d’épinard, les meuniers projettent de la farine sur les badauds, les mariniers lancent des jets d’eau d’une barque montée sur roues.

Cette douche existence a conservé les noms d’artistes célèbres, Grabusset auteur de la Pietà de Tarascon, conservée à Cluny ; Barthélémy Clerc, Nicolas Froment, Enguerrand Charenton, Francesco Laurana qui a laissé à Sainte-Marthe le tombeau du chevalier de Cossa.

En 1471 le roi René vient ici prendre retraite, le coeur toujours aussi tendre. Ne le voit-on pas distribuer deux florins aux filles de la bonne carrière pour leurs étrennes en 1479, puis encore un florin à l’entrée du carême. Bon roi qui à plus de soixante-dix ans comptait encore les filles de joie parmi ses sujets.

Mais à la mort du roi René, Charles III de Provence son successeur ne reste pas longtemps à la tête du comté et teste en faveur de Louis XI roi de France, en juin 1482. Dès lors le Rhône cesse d’être frontière et le château de Tarascon devient inutile. Louis XI pour se concilier la population offrira à Sainte-Marthe une chasse d’or et créera un chapitre royal, faible consolation pour une ville qui voyait le même souverain confirmer les privilèges de sa rivale Beaucaire et lui accorder l’exclusivité de sa foire.

L’opinion du roi René

L’opinion du roi René sur quelques-unes des familles des Alpilles se trouve résumée en quelques formules lapidaires dont voici quelques exemples : « Grandeur des Porcelets » (Tarascon) ; « Opiniâtreté des Sades » (Eyguières); « Inconstance des Baux » ; Déloyauté « de Beaufort » (Baux et autres fiefs).

Les chevaliers de la Tarasque

Fondés par le Roi René, portent en sautoir un large ruban rouge auquel est suspendue l’effigie de la Tarasque en argent ou en plomb. Les Tarascaires sont chargés de faire mouvoir la carcasse du dragon lorsqu’on la sort de la ville les jours de fêtes. Quelques-uns sont cachés à l’intérieur et la font courir, l’un agite la tête et en fait jaillir des fusées, un autre fait bouger la queue. Ainsi la Tarasque charge-t-elle les passants.

Les avatars des guerres de Religion

Tarascon entre Provence et Languedoc ne pouvait qu’être prise dans le tourbillon des guerres de religion. En 1577, ses consuls refusent de laisser ensevelir le sieur de Modène mort dans la religion réformée. Il faudra le transporter à Beaucaire. En 1586, Montmorency gouverneur de Provence bombarde la ville et fait enlever tout le bétail alentour. Lasse d’être prise pour cible, Tarascon se déclare neutre, mais trois ans plus tard, menacée par les réformés conduits par le comte de Carcès, elle fait appel au voisin Beaucairois dont le sénéchal est le marquis de Péraut.

Pour ne pas affoler les tarasconnais, le premier consul Clément fait entrer par le fleuve 300 setiers de blé, ce qui lui permet de faire rouvrir la porte du Rhône qui avait été murée. Puis, pour éloigner les habitants, il fait cadeau aux premiers arrivés d’un bois bordant le Rhône. Les tarasconnais se précipitent pour profiter de cette aubaine puisque le bois était le seul combustible, tandis que les troupes de Beaucaire entrent dans Tarascon.

Il fallut ensuite six mois de tractations pour faire déguerpir ces charmants voisins de la rive gauche du Rhône et pour cela, payer dix mille écus en paiement du service rendu. C’est vers cette époque, 1589, que La Valette gouverneur catholique de Provence envoie à son homologue languedocien Montmorency soixante cavaliers, afin de lui faire presser une levée de troupes de 1.200 hommes.  Ceux-ci n’étant pas prêts, Montmorency renvoie ses cavaliers à La Valette accompagnés de cent cinquante arquebusiers à cheval pour lui faire prendre patience, aux ordres de M. d’Etampes.

Le 14 octobre, les catholiques passent le Rhône à Boulbon et rencontrent à Graveson, place forte des réformés, une troupe de 300 cavaliers protestants commandés par Carcès. Devant le nombre, Etampes se replie sur Tarascon poursuivi par les ennemis. Mais à son arrivée les portes de la ville restent closes. Les catholiques encerclés entre les remparts et le Rhône, assaillis par les protestants, acceptent un combat qui se transforme en massacre. Affolés les catholiques se débandent, fuient, se précipitent dans le Rhône où ils se noient, happés par le courant. D’Etampes est fait prisonnier et amené à Aix.

L’année suivante le Rhône est gelé. Pour convaincre Montmorency de traverser sans danger, Alphonse d’Ornano, nouveau gouverneur du château, fait passer son plus gros canon sur la glace. Montmorency qui n’a pas oublié la perte de ses hommes fait alors assiéger le château de Graveson par un corps de cavalerie. Après huit jours de siège la place se rend à discrétion. C’est alors que s’exerce la vengeance ; les officiers sont rançonnés, les soldats huguenots envoyés aux galères et un prêtre du lieu qui intercède en faveur des protestants, est pendu.

Les levadiers de tarascon

Gens chargés d’élever et d’entretenir les levées, ces digues qui protègent les rives des inondations du Rhône. La Levaderie aura une grande importance dans une région où les marais sont peu à peu asséchés grâce à des systèmes de canaux qui drainent les eaux. Une inscription trouvée à Saint-Gabriel rappelle également le rôle des Utriculaires, ces bateliers qui assuraient le trafic sur les étangs,entre les Alpilles et le Rhône ou comme à Noves, avec la Durance.

Le complot du Dormeur

La situation à Tarascon est toujours restée très tendue entre catholiques et protestants, des revirements se sont souvent produits dans cette ville qui avait son consistoire réformé et où le clergé était divisé. Ainsi le montre cette anecdote. Un soir, le nommé Henri, homme du peuple, s’endort dans l’église où il est venu prier. A son réveil il trouve les portes closes. Prenant son mal en patience, il s’installe dans un confessionnal lorsque vers minuit il est réveillé par l’arrivée d’un groupe de prêtres. C’est un complot qui se forme. Les conjurés décident d’ouvrir une porte de la ville aux réformés qui tiennent la campagne. Le mot de passe est : « la Mort ».

Au matin lorsque les portes de l’église s’ouvrent, Henri court à toutes jambes prévenir les autorités royales qui font échouer ce complot, si révélateur de l’opinion d’une partie du clergé.

La prison du roi, de la révolution et de la République

Du 12 au 25 juin 1652, pendant la Fronde, le gouverneur du château M. de Laccan refuse l’entrée aux troupes de Mazarin dirigées par Louis de Vendôme, gouverneur de Provence. Quelques boulets de canon qui ont laissé des traces sur la tour sud-est eurent raison de sa résistance.

Après le rattachement de la Provence au royaume de France, le château de Tarascon est transformé en prison d’Etat. Il retiendra de nombreux prisonniers Espagnols et Anglais qui laisseront leurs signatures gravées sur les murs du château.

Lors de la grande peste de 1720, Tarascon est atteinte. Durant de longs mois auront lieu des processions dans la ville où on implore Sainte Marthe pour être protégé du fléau.

Durant la Révolution, le château, prison royale se transforme en prison révolutionnaire. En 1795, cinquante jacobins y seront massacrés ou noyés par les réactionnaires sans-culottes.

Enfin au XIX° siècle, ce seront les chaînes de forçats en route pour le bagne de Toulon qui y feront halte à l’issue de marches épuisantes ou de dangereuses descentes du fleuve.

Grâce à cette peu glorieuse fonction, le château du Roi René a pu rester pratiquement intact durant cinq siècles. Les restaurations ont été peu importantes dans ce qui demeure le plus beau château féodal de France.

La chanson des contre-révolutionnaires de Tarascon

« De bric ou de broc ils feront le saut

de la fenêtre de Tarascon,

dedans le Rhône : Nous n’en voulons plus

de ces gueux-là, de ces gueux de sans-culottes »

Tartarin de Tarascon

Titre d’un roman d’Alphonse Daudet qui décrit les aventures périlleuses d’un bon provençal. Souvent moqueur, Daudet met en scène un chef-d’oeuvre de hâblerie. On connaît l’épisode des Chasseurs de casquettes đans la Montagnette, et surtout l’expédition qui le conduit à la chasse au lion dans l’Atlas algérien. Deux autres romans mettront en scène le célèbre Tartarin, il sera alpiniste, puis reviendra animer la vie tarasconnaise dans « Port Tarascon ».

Les millions du coiffeur Bonhoure

C’est à Tarascon que travaillait le coiffeur Bonhoure lorsque la Loterie Nationale fut lancée. C’est sur lui que la chance décida de tomber et il fut le gagnant du premier gros lot, en 1933, dont le montant était de 5 millions de francs de l’époque, somme énorme. Dès le lendemain Bonhoure reçut des centaines de lettres lui demandant de l’argent à des titres divers. L’heureux millionnaire put fermer sa boutique et vivre de ses rentes. La dernière barbe qu’il rasa fut celle d’un journaliste astucieux venu passer avec lui sa première journée d’homme riche.

L’hôtel des empereurs à Tarascon

Détruit par les bombardements de 1944 devait son appellation non pas à des souverains mais aux patrons des bateaux du Rhône, ces capitaines marins des voiliers de cabotage, qui tenaient le haut du pavé dans les villes du bas Rhône avant que le chemin de fer ne réduise la navigation sur le fleuve.

 

La légende de la Tarasque

Il y avait alors à Tarascon, dit la légende, un énorme dragon; mi-animal, mi-poisson, qui tuait beaucoup de gens. Ses facultés de courir et de nager lui permettaient d’échapper à toutes les poursuites. La Tarasque était « plus grosse qu’un boeuf, plus longue qu’un cheval, elle a la face et la tête d’un lion, des dents aiguës comme des épées, une crinière de cheval, le dos tranchant comme une hache, des écailles hérissées et coupantes comme des tarières, six pattes aux griffes d’ours, une queue de serpent, un double bouclier comme une tortue de chaque côté ». Un jour douze hommes décidés partent la combattre. Six d’entre eux seront mangés. C’est alors qu’intervient Sainte Marthe. Suppliée par les habitants, elle part à la recherche du monstre, l’asperge d’eau bénite et lui montre une croix de bois. La Tarasque vaincue devient aussitôt douce comme un mouton.

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